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IPO / Boeing / Bourse

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Boeing / Bourse

La journée noire de Boeing

Le titre du constructeur aéronautique est en chute libre ce lundi après le crash du vol Ethiopian Airlines, et perd plus de 13 milliards de dollars de capitalisation boursière. L’immobilisation de l’avion le plus vendu par Boeing risque d’impacter son image et la volatilité à court terme.
Boeing 747-8 intercontinental
Boeing 747-8 intercontinental

Au lendemain du crash de l’avion Ethiopian Airlines, qui a causé la mort de ses 157 passagers à bord d’un Boeing 737 MAX, c’est un lundi noir en Bourse pour le groupe. Le titre du constructeur aéronautique a ouvert en baisse de près de 13 %, avant de se stabiliser à une baisse d’environ 8 %, soit plus de 17 milliards de dollars de capitalisation boursière envolés en Bourse en quelques heures et sa plus mauvaise séance depuis août 2011. De quoi peser nettement sur le Dow Jones, dont Boeing est le plus important composant, même si l’indice se maintient pour le moment dans le vert.

Car cet accident intervient cinq mois après celui de l’avion Lion Air, qui opérait le même modèle de Boeing et qui s'est écrasé en Indonésie. La compagnie Ethiopian Airlines a annoncé qu’elle immobilisait ses sept appareils de ce type et Boeing a reporté la présentation de son nouvel avion gros-porteur 777X, qui était prévue cette semaine. Surtout, l’Indonésie et la Chine ont elles aussi interdit la circulation du Boeing 737 MAX à titre provisoire, le temps que l’enquête permette de déterminer les raisons de ce crash.

Le coup est dur pour Boeing, d’autant que les compagnies chinoises et indonésiennes sont parmi les plus gros clients du constructeur. En janvier, Boeing avait déjà livré 350 appareils 737 MAX, qui est commercialisé depuis 2017, et comptait 5.000 autres commandes, principalement pour les compagnies de pays émergents. Au total, cet appareil représente deux tiers des futures commandes du groupe, et même 40 % des profits attendus, grâce aux perspectives de développement des compagnies aériennes émergentes, à l’image d’Ethiopian Airlines.

Reste que dans l’histoire, les accidents d’avion ont rarement touché à grande échelle les ventes des constructeurs. Pour Boeing, les problèmes semblent donc tenir lieu du court terme, et le constructeur devra montrer ses meilleurs efforts pour montrer qu’il gère les retombées de ces incidents et la communication de crise qui les accompagne. "Nous anticipons une volatilité accrue sur le titre Boeing. Même s’il est trop tôt pour dresser des conclusions, il pourrait y avoir des inquiétudes sur une possible disruption concernant la sécurité, la production, les immobilisations et/ou les coûts, qui devraient être gérables à long terme", a ainsi écrit l’analyste de Morgan Stanley ce matin. En attendant, la déconvenue boursière survient après une belle progression du titre, qui est encore en hausse de 33 % depuis Noël dernier.

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