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Fusions, Acquisitions / Vivendi / Mediaset / Berlusconi

Fusions, Acquisitions
Vivendi / Mediaset / Berlusconi

Mediaset répond à son tour à Netflix… et à Vivendi

Au lendemain de l'annonce du rachat de M7 par Canal+, c'est au tour de Mediaset de révéler sa dernière acquisition. Le groupe de Silvio Berlusconi a indiqué avoir racheté 9,6 % de l'allemand ProSiebenSat.1, devenant ainsi son premier actionnaire.
Silvio Berlusconi
Silvio Berlusconi

Cela ressemble à une réponse du berger à la bergère. Alors que Canal+, filiale de Vivendi, a annoncé hier l'acquisition du groupe M7 pour un peu plus d'un milliard d'euros, c'est aujourd'hui l'italien Mediaset, contrôlé par la famille Berlusconi, qui annonce son entrée au capital de l'allemand ProSiebenSat.1. Mediaset a pris 9,6 % de son homologue allemand, une participation qui fait de lui son premier actionnaire, devant plusieurs fonds d'investissement.

ProSiebenSat.1 opère en Allemagne, en Autriche et en Suisse et possède à la fois des chaînes de télévision gratuites, des chaînes payantes, des stations de radio et des sites internet. En 2018, le groupe a réalisé quatre milliards d'euros de chiffre d'affaires. Les deux groupes, l'italien et l'allemand, se connaissent déjà bien et ont tissé des relations opérationnelles via l'European Media Alliance (EMA), qui regroupe plusieurs groupes de télévision en Europe pour développer des économies d'échelle.

Officiellement, ces grandes manœuvres sont dictées par l'indispensable réponse du secteur face à l'offensive de Netflix. Le rachat de M7 par Canal+, sa plus grosse acquisition à l'international, est censé lui donner des armes pour concurrencer l'américain.

Même ambition du côté de Mediaset. Pier Silvio Berlusconi, le fils de l'ancien président du conseil italien et directeur général de Mediaset, ne s'en cache pas : "le rapide processus de globalisation qui conditionne le scénario international est tel que les opérateurs de médias européens doivent unir leurs forces pour continuer à rivaliser ou même seulement résister en termes d'identité culturelle européenne à d'éventuelles attaques de géants mondiaux".

Une déclaration qui rappelle l'ambition, chère à Vincent Bolloré, de créer un grand groupe de télévision européenne. C'est ainsi qu'il avait conduit Vivendi à entrer au capital de Mediaset en avril 2016 (dont il détient toujours près de 29 % des parts, alors que la holding Berlusconi en possède 44 %). Une prise de participation qui ne produit toujours aucun fruit opérationnel du fait de la sérieuse mésentente qui a suivi entre les deux groupes.

 

 

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