WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
france attractivité progression

Macro-économie / Taux / France / attractivité / europe

Macro-économie / Taux
France / attractivité / europe

La France brille par son attractivité

L'attractivité française impressionne en 2018. En Europe, le pays se place en première position sur le secteur industriel et la recherche et développement. Si les tendances se confirment, la France pourrait devenir le pays européen le plus attractif, tous secteurs confondus.
France - Paris - drapeau français - deuil
France - Paris - drapeau français - deuil

L’attractivité française a su tirer son épingle du jeu en 2018, comme l'indique le dernier baromètre de l’attractivité publié ce mardi par le cabinet d’audit EY. Malgré un contexte social sous tension à l’image des "gilets jaunes", le pays a résisté aux conflits politiques qui pénalisent l’Europe, cette dernière ayant enregistré une baisse historique de 4 % des projets internationaux. Les deux pays qui étaient jusqu'alors leaders, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont contribué en grande partie à cet effondrement. De fait, ils accusent le coup en affichant une baisse de 13 % des projets entrepris.

Ce marasme géopolitique permet à la France de renforcer sa place sur le plan européen. Premièrement, avec une hausse de 1 % des projets d’investissements par rapport à 2017, elle est le seul grand pays qui parvient à améliorer son attractivité. De plus, elle vient de doubler l'Allemagne et est en passe de devancer le Royaume-Uni qui comptabilise 1.054 projets d'investissement en 2018 contre 1.027 pour la France. Un écart minime qui pourrait tourner à l’avantage de cette dernière dès 2019. 

Deuxièmement, la France affiche un bilan assez remarquable dans la recherche et le développement en 2018 puisqu’elle enregistre une hausse de 85 % des projets d’investissements, devenant le pays le plus attractif dans ce secteur. Cette envolée lui permet de totaliser 144 projets, et ainsi dépasser les résultats cumulés de l’Allemagne et du Royaume-Uni qui atteignent avec peine 138 projets à eux deux. Enfin, si l’industrie française n’est pas toujours au beau fixe, elle a prouvé l’inverse en 2018 puisque 70 % des dirigeants disent croire en l’industrie "made in France". Avec 339 implantations industrielles l'an dernier, la France conserve sa place de numéro un en Europe dans ce domaine. 

De manière plus générale, 80 % des investisseurs ont une bonne image de la France sur le long terme et pour accroître son attractivité à court terme, ils sont 47 % à penser qu'il faudrait intensifier son action de simplification et de modernisation et 44 % estiment qu'il faudrait améliorer sa compétitivité fiscale. À un horizon plus lointain, les investisseurs souhaitent que la France améliore l’éducation et les compétences afin de maintenir une position stratégique dans un monde concurrentiel.

Seul point de controverse, l’attractivité géographique, où le bilan est plus nuancé. Si Paris conserve sa place de capitale européenne la plus attractive, les régions restent encore en marge des investissements et des créations d’emplois qui en émanent.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article