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Les Gilets jaunes n'entament pas l'attractivité de l'Hexagone
L'attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers continue de s'améliorer en dépit de doutes présents au sein de certains sièges de multinationales étrangères par le mouvement des "Gilets jaunes", ont affirmé hier certains de leurs représentants en France. Parmi leurs quelque 200 représentants sur le sol français, 84% jugent le pays attractif, selon un sondage Ipsos réalisé pour le compte de Business France, l'agence nationale au service de l'internationalisation de l'économie française. L'image de la France auprès des sièges mondiaux, qui s'était fortement appréciée depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, reste toujours aussi bonne - 86% -, et 81% des entreprises interrogées disent vouloir y investir dans les années qui viennent.
Les dirigeants en France jugent à la quasi-unanimité - 98% - que les réformes engagées par le gouvernement depuis mai 2017 "vont plutôt dans le bon sens". Un an après le début du mouvement des "Gilets jaunes", les responsables de filiales de groupes étrangers jugent majoritairement positive la façon dont celle-ci a été gérée par le gouvernement ainsi que les mesures de sortie de crise."Cette gestion a permis de retrouver un soutien politique sans lequel il est très difficile de réformer. C'est ça que les investisseurs étrangers regardent", a expliqué Christophe Lecourtier, le directeur de Business France.
Face à la possibilité d'un nouveau pic de mécontentement social avec la grève annoncée pour le 5 décembre contre la réforme des retraites, "on essaie surtout de savoir si ça peut impacter notre marché, les règles du jeu dans lequel on joue, les lois et les décisions gouvernementales, et nos employés", a pour sa part déclaré Claude Alver, vice-président pour l'Europe de l'américain Collins Aerospace. Le président de Business France, Pascal Cagni, a lui, mis l'accent sur l'importance des entreprises étrangères présentes en France qui "participent à plus de 25% de l'effort de R&D, et à plus de 33% à notre effort d'export". Plus globalement, la cote de la France s'est énormément améliorée, selon Pascal Cagni, qui constate "qu'on a un champ concurrentiel qui nous aide" avec l'affaiblissement de l'économie allemande et les déboires que connaît le Royaume-Uni à cause du Brexit.
Ce sondage va dans le sens du tableau de l'attractivité de la France 2019 publié par Business France il y a quelques temps. En se basant sur un comparatif de 13 pays, le rapport mettait en avant le fait que la France pouvait compter sur de solides fondamentaux. De fait, l'Hexagone a d’excellentes connexions aux réseaux mondialisés comme en témoigne ses infrastructures aéroportuaires de qualité (Roissy Charles de Gaulle, deuxième aéroport pour le fret et le transport des passagers derrière l’aéroport London Heathrow). De plus, les entreprises présentes en France bénéficient d’infrastructures de télécommunications de première main avec notamment un taux de pénétration haut débit fixe le plus élevé des pays parmi les 13 Etats mentionnés dans l'étude.
Par ailleurs, selon l’E-Government Survey 2018 des Nations Unies, la France se classe à la neuvième place mondiale de l’e-administration - cinquième place européenne. Enfin, le pays des Lumières peut compter sur des prix de l'électricité particulièrement attractifs - et peu volatils - et demeure l'un des pays les plus prometteurs en matière d'économie décarbonée puisque d'après EurObserv’ER - un consortium spécialisé dans le suivi du développement des énergies renouvelables dans l'Union européenne - la France est le troisième employeur européen dans les énergies renouvelables en 2017, avec 140.700 emplois, soit 0,5% de sa population active.
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