Politique économique / Emmanuel Macron / Gilets jaunes
Politique économique
Emmanuel Macron / Gilets jaunes
Ce que va annoncer Macron
Selon les informations que WanSquare a recueillies pendant tout le week-end auprès de Matignon et de l’Élysée, le Président de la République est prêt à annoncer des mesures fortes visant le pouvoir d’achat des Français. Au total il aurait réuni de quoi offrir aux salariés et retraités un plan équivalent à 10 milliards d'euros. Mais certaines d’entre elles nécessitent la bonne volonté du patronat. C’est la raison pour laquelle il reçoit ce matin les partenaires sociaux. Voici donc – dans le désordre – les mesures qu’Emmanuel Macron a décidé d’annoncer, sous réserve d’un brutal revirement comme cela s’est déjà passé le 27 novembre où il devait annoncer un moratoire sur les taxes liées au carburant. Ce qu’il n’a pas fait.
- Annulation de la désindexation des pensions et retraites. À la fin de l’été le gouvernement a annoncé qu'il comptait limiter à 0,3 % la hausse des pensions de base en janvier 2019. Alors que l’inflation constatée à fin août est de 1,7 %. Ce qui représentait une sévère perte de pouvoir d’achat pour les retraités, mais une économie de 1,8 milliard d’euros pour l’État.
- Augmentation du minimum vieillesse d’un montant que nous ignorons.
- Instauration d’une prime mobilité dans les entreprises non-franciliennes au bénéfice de ceux qui n’utilisent pas les transports en commun.
- Possibilité donnée aux entreprises qui en ont la faculté de distribuer une prime exceptionnelle, plafonnée à 1.000 euros, entièrement nette de charges patronales et salariales et non soumise à l’impôt sur le revenu.
- Défiscalisation et déchargement des heures supplémentaires à compter du 1er janvier prochain, alors qu’il était initialement prévu un simple déchargement des cotisations sociales à partir du 1er octobre 2019.
- Accélération de la suppression de la taxe d’habitation.
En revanche, et fort heureusement, le Chef de l’État ne reviendra pas sur les deux principales mesures que réclament les gilets jaunes. D’une part une forte hausse du Smic qui va passer au-delà des 10 euros de l’heure au 1er janvier prochain soit 1.523 euros brut. Muriel Pénicaud a bien indiqué hier qu’un coup de pouce au Smic serait aussi un coup de pouce au chômage.
De la même manière, pas question de rétablir l’ISF et les 4 milliards de rendement qui lui étaient attachés. La suppression de cet impôt est un marqueur de la politique macronienne. Par ailleurs, cela ferait de nouveau fuir les gros investisseurs et renierait tout ce qui a été fait pour attirer en France des cerveaux, des capitaux, et des créateurs d’entreprise.
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