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Elliott monte en puissance chez Altran

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Elliott veut jouer les "maitres chanteurs" chez Altran

Le fonds vautour vient de monter en puissance et détient désormais plus de 6,1 millions d’equity swaps lui donnant accès à autant d’actions Altran, soit 2,4 % du capital. Son but est d’obtenir le relèvement du prix d’offre.
Altran - logo
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Elliott Capital Advisors, la société de gestion de plusieurs fonds vautour à la marque "Elliott" a créé la surprise vendredi dernier en déclarant avoir acquis entre 13,96 et 14 euros pas moins de 5.087.741 Equity Swaps donnant accès à autant de titres Altran Technologies. Ce matin Elliott a complété cette déclaration en annonçant qu’elle avait poursuivi ses achats et qu’elle détenait désormais 6.137.287, qui pourraient lui avoir été cédés par HSBC. Ces produits dérivés qui lui permettent d’obtenir autant d’actions d’ici la fin de l’année représenteraient 2,4 % du capital d’Altran s’ils étaient exercés. Ce qui fait d’ores et déjà d’Elliott le sixième actionnaire (potentiel) d’Altran après Amboise Partners (6,39 %), Select Equity Group LP (5,33 %), Schroder (4,78 %), la Financière de l'Échiquier (2,59 %) et The Vanguard Group (2,41 %).

À la date d’aujourd’hui, l’offre annoncée par Capgemini n’a pas été officiellement déposée et les fonds Elliott ne détiennent aucune action de la société visée par cette annonce, mais ils ont un intérêt économique sur ces actions à travers des instruments financiers à dénouement monétaire. En conséquence, les fonds Elliott ne sont actuellement pas tenus de déclarer leur intention d’apporter ou non à une offre publique non encore déposée des actions qu’ils pourraient acquérir dans le futur. Néanmoins, Elliott a déjà fait savoir que son intention à ce jour est de ne pas apporter à l’offre les actions Altran que ses fonds pourraient détenir. Tout en précisant que l’intention finale des fonds Elliott d’apporter ou non ces actions ne sera arrêtée qu’en fin de période d’offre, et les fonds Elliott se réservent le droit de changer cette intention à tout moment.

Comme à son habitude Elliott se pose d’emblée en "maître chanteur" en laissant entendre que ses fonds feront tout pour bloquer cette belle opération de rapprochement entre Capgemini et Altran… sauf si le groupe dirigé par Paul Hermelin relevait son prix d’offre. Pour l’heure, Capgemini, conseillé par la Banque Lazard, se refuse à tout commentaire, renvoyant à la date du 30 juillet prévue pour la publication des résultats semestriels. Sur le plan tactique il ne serait pas sain de changer alors les conditions de l’offre sur Altran sous peine de donner raison à un "maître chanteur". Cela signifie que cette guerre de positions et de communiqués risque de durer jusqu’à la date retenue pour la fin de l’offre. Ce qui place deux belles entreprises françaises dans une incertitude insupportable. Tout cela pour de petites manœuvres d’agiotages d’un fonds vautour, qui a montré à quel point il s’est trompé en s’attaquant à Alexandre Ricard. Gageons que la Place saura faire front uni face à ce nouvel activisme destructeur.

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