Macro-économie / Taux / Wall Street / S&P 500 / Nasdaq / record / Cours boursier
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Wall Street / S&P 500 / Nasdaq / record / Cours boursier
Wall Street tutoie des sommets
Wall Street n’en finit plus de connaître des jours heureux. Le S&P 500 et le Nasdaq se sont offert un double record hier soit à la clôture. Le premier a augmenté de 0,65 % sur la journée lui permettant ainsi de clôturer à 3.019,56 points, un sommet jamais atteint auparavant. Le second, à forte coloration technologique, a gagné 0,85 % sur la même période pour culminer en fin de journée à 8.321,50 points.
Si les taux de croissances ne sont pas stratosphériques, c’est en revanche la vigueur et la régularité de la hausse qui forcent le respect. Sur le dernier mois, les indices de référence n’en finissent plus de battre des records. Le S&P 500 a pulvérisé à 6 reprises son propre record en 18 séances, soit en moyenne, un nouveau sommet atteint tous les trois jours. Le plus impressionnant tient au fait que les marchés soient délibérément orientés à la hausse sans pour autant connaître de forts mouvements d’achat et de vente. En témoigne, la volatilité des indices mesurée par le VIX (volatility index). En un mois le S&P 500 et le Nasdaq ont connu respectivement une baisse de leur volatilité de 22 % et 28 %.
Seul le Dow Jones n’a pas suivi la tendance hier soir puisqu’il recule de 0,29 % pour finir à 27.269,97 points. Ce dernier a été plombé par l’annonce des résultats de Boeing dont le cours de l’action a plongé de 3,12 %. Le constructeur aéronautique accuse le coup en essuyant des pertes records de 2,94 milliards de dollars au deuxième trimestre de cette année.
Dans cet engouement pour les marchés actions, les Banques centrales ont une responsabilité majeure. Ces dernières obligent les investisseurs à se tourner vers les placements actionnariaux puisqu’en abaissant indéfiniment leur taux directeur, elles tuent les rendements obligataires qui sont désormais en terrain négatifs pour de nombreux pays. En menant une telle politique, les institutions monétaires rendent les marchés extrêmement chers. En témoignent les price-earning ratio (PER) qui dépassent aujourd'hui la barre des 30 pour le S&P 500 et le Nasdaq, bien au-dessus de leur moyenne historique.
Et les marchés pourraient pulvériser de nouveaux records si la Banque centrale européenne ou la Réserve fédérale décident d'intervenir par de nouvelles mesures accommodantes.
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