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cours baril pétrole baisse long terme

Macro-économie / Taux / pétrole / Cours boursier

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Cours du pétrole : une baisse qui devrait persister jusqu'en 2021

Sur un mois, le prix du baril de pétrole a encaissé une chute avoisinant les 10 %. Cette baisse s'inscrit dans la lignée des grandes tendances de fond, selon lesquelles l'or noir devrait rester sur un rythme baissier durant les deux prochaines années.
Puits de pétrole
Puits de pétrole

Le brent connaît des jours maussades. Le prix du baril s’est effondré de 10 % sur un mois, et il en est de même pour les ETF - les fonds indexés sur l’évolution du cours du pétrole -, qui subissent une baisse de 12 %.

Les raisons de ce décrochage sont doubles et prennent leur source à la fois du côté de l’offre, mais également de la demande. En ce qui concerne les producteurs-exportateurs, il y a premièrement un léger apaisement des tensions autour de l’Iran et du Venezuela, ce qui limite l’impact négatif sur l’exportation pétrolière et permet de contenir les effets inflationnistes sur le prix du brent. Deuxièmement, cela est lié à l'intense production du pétrole de schiste texan qui a été multipliée par 10 en 12 ans, plaçant ainsi les États-Unis au premier rang des producteurs mondiaux d’or noir depuis août dernier. Par opposition, la demande mondiale de baril n’est pas aussi soutenue qu’attendue. Cet effet ciseau conjoncturel explique en grande partie la baisse du cours du pétrole entamée depuis plus d’un mois.

Plus surprenant, le consensus des marchés anticipe une nette baisse du prix du baril à l’horizon 2020-2021. En témoignent les marchés à terme, où l’évolution des futures laisse apparaître une pente décroissante du prix du pétrole sur les deux prochaines années. Cette anticipation est également confortée par l’orientation des produits dérivés sur le pétrole, où 75 % des options en cours sont des "put". Une représentation assez nette, montrant que les investisseurs prévoient un fléchissement du prix du baril et préfèrent s’immuniser face à un risque de décrochage.

Il faut dire que les projections à la baisse de l’or noir ne sont pas irrationnelles. De fait, il est peu probable que la demande mondiale accélère puisqu’à l’heure actuelle les seuls chocs possibles seraient de nature négatifs, en réaction à l'urgence climatique. Sans oublier que la production mondiale pourrait s’accroître, tirée par les États-Unis qui enchaînent les records de production. Le dernier en date remonte au 3 mai dernier où le pays officialisait un nouveau plus haut, à 12,3 millions de barils par jour. Si la production de pétrole américain poursuit sa tendance de long terme, il y a fort à parier que le prix du baril persistera durablement en dessous de 60 dollars sur la période 2020-2021.

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