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Fed baisse des taux Jackson Hole banquiers centraux

Politique monétaire / Fed / Taux directeurs / Jackson Hole / banquiers centraux

Politique monétaire
Fed / Taux directeurs / Jackson Hole / banquiers centraux

La Fed passe aux explications avant le bal des banquiers centraux

Alors que débute aujourd’hui le rendez-vous annuel des banquiers centraux à Jackson Hole dans l’ouest des États-Unis, la Réserve fédérale a publié son compte rendu expliquant ses motivations quant à la baisse d'un quart de point de son taux directeur.  
Jackson Hole
Jackson Hole

En publiant le compte rendu de sa réunion des 30 et 31 juillet dernier, la plus puissante banque centrale du monde a justifié la baisse de son principal taux directeur d’une fourchette de 2,25 % - 2,5 % à 2 % - 2,25 % par le ralentissement plus prononcé que prévu de la croissance mondiale et par une persistance de l’inflation à un niveau trop éloigné de sa cible des 2 %.

Si les membres du Federal Open Market Committee (FOMC) sont parvenus à s’entendre sans grande difficulté sur la nécessité d’assouplir leur politique monétaire, le débat s’est concentré sur l’ampleur de la baisse accordée. La Fed précise dans son compte rendu qu’un "certain nombre de participants se sont déclarés en faveur d’une baisse de 50 points de base" mais le directoire est arrivé à un consensus tablant sur une réduction d’un quart de point afin d’éviter de donner le sentiment aux marchés que la politique monétaire américaine suit une trajectoire prédéterminée. Le FOMC continue de rappeler que son action est indépendante de toutes influences politiques et que ses choix sont uniquement guidés par les informations économiques qu’elle observe.

Pour autant, la Fed a bien intégré que les perspectives des États-Unis s’assombrissent, mais plutôt que de soutenir l’activité en amont d'une récession à l’instar de la Banque centrale européenne, elle fait le choix de conserver d’importantes marges de manœuvre pour contrer efficacement les pressions récessionnistes lorsque ces dernières se matérialiseront.

Les explications quant à la stratégie de la banque centrale américaine interviennent au moment où s’ouvre le symposium économique de Jackson Hole. Et c’est le discours de l’homme fort de la Fed, Jerome Powell, qui est le plus attendu puisqu’il devrait offrir une présentation de ses anticipations et des prochaines actions de l’institution qu’il préside. Toutefois, la surprise du millésime 2019 de Jackson Hole pourrait émaner des responsables européens qui prendront position sur la nouvelle série de mesures accommodantes que la BCE devrait officialiser lors de sa réunion, le 12 septembre prochain.

Le rendez-vous estival des stratèges monétaires, dont la première édition a eu lieu en 1982, réunira comme à son habitude le gratin des décideurs publics. Avec une salle de conférence limitée à 150 places, les économistes ont une nouvelle fois été triés sur le volet. Cette année, le panel ira de Christine Lagarde, qui doit prendre ses fonctions le 1er novembre à la tête de la BCE, à l’actuel gouverneur européen Mario Draghi, en passant par le chef économiste de la Banque de France, Olivier Garnier. Sans oublier, le président de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, lui qui envisage un soutien monétaire accru pour soutenir l'économie nippone ainsi que le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, qui arrive en position délicate puisque son pays est au bord de la récession.

Une chose est sûre, les banquiers centraux auront la lourde tâche de faire une pierre deux coups puisqu’ils devront à la fois apporter des solutions aux inquiétudes mais également dessiner les contours d’une vision de long terme pour ancrer la trajectoire à suivre.

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