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croissance économie française

Macro-économie / Taux / croissance / France / économie française / Dépense publique / consommation / Epargne

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La croissance française surprend positivement

Contrairement aux précédentes prévisions qui faisaient état d'un affaissement de l'économie française, l'INSEE estime que la croissance s'est maintenue à 0,3 % au second trimestre et devrait atteindre 1,4 % sur l'année.
Insee - siège - croissance - statistiques
Insee - siège - croissance - statistiques

Alors que l’on commençait à s’habituer à un scénario d’une croissance française constamment revue à la baisse, l’INSEE redonne un peu d’air à l’Hexagone en rehaussant son estimation de croissance du second trimestre à 0,3 % contre 0,2 % précédemment. L’institut national de la statistique justifie cette revalorisation par les effets de corrections saisonnières. Avec 0,6 % de croissance sur le premier semestre, l’INSEE maintient sa prévision de croissance annuelle à 1,4 %, en ligne avec les objectifs de Bercy.

Cette révision a eu lieu en dépit d’une consommation décevante de la part des ménages qui a décéléré à + 0,2 % malgré les hausses de pouvoir d’achat accordées par le gouvernement Philippe. Au second trimestre, le vrai moteur de la croissance française a été l’investissement. La formation brute de capital fixe (FBCF) a augmenté de 1 % pour les administrations publiques, 0,9 % pour les ménages et 0,8 % pour les entreprises.

Dans une moindre mesure, le solde du commerce extérieur a soutenu la croissance du PIB (+ 0,1 %), alors que sa contribution avait été négative au premier trimestre, en baisse de - 0,3 %. Mais il ne faut pas s'y tromper puisque cette embellie n’est pas due à une progression des ventes à l’étranger mais à une contraction des importations qui baissent de - 0,2 %.

L'autre enseignement majeur des données révélées par l’INSEE sur le trimestre tient au faible impact de l’injection d’argent public dans l’économie. Avec une hausse de 0,7 % des dépenses publiques depuis le début de l’année, la France n’a été capable de créer que 0,6 % de valeur ajoutée. Une nouvelle preuve que pour chaque euro supplémentaire investit dans le circuit économique par les administrations publiques, le gain récolté est inférieur à la somme initialement injectée. N’en déplaise à ses défenseurs en France, le multiplicateur keynésien est peu convaincant.

En revanche, les perspectives de croissance à court terme devraient se maintenir dans le vert. Car comme l’estime Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management ou encore Hélène Baudchon économiste pour la France chez BNP Paribas, le taux d’épargne est encore "très élevé". Il devrait ainsi décroître vers sa valeur moyenne de 14 % et se traduire par une hausse des dépenses de consommation courante. Mais encore faut-il que le climat économique européen ne se détériore pas davantage. 

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