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Régulation / Concurrence / Start-up / Emmanuel Macron / fonds pour l'innovation / next 40

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Start-up / Emmanuel Macron / fonds pour l'innovation / next 40

La start-up nation lève des fonds

Le Président français met les bouchées doubles pour promouvoir la French Tech. Les grands investisseurs institutionnels se joignent à l'initiative.
Emmanuel Macron
Emmanuel Macron

Hier, la Banque Rothschild & Co annonçait réfléchir à l'idée de taxer certains de ses clients aux liquidités importantes, quelques jours après l'annonce comparable de Lombard Odier. Les banques perdent de l'argent quand il dort du fait des taux d'intérêt négatifs auxquels sont soumises leurs propres liquidités, et ces nouvelles initiatives pourraient bien servir au projet de start-up nation du Président français.

Emmanuel Macron ne l'avait pas dit ainsi mais c'est bien le message clair qui se cachait derrière la volonté d'embrasser la révolution technologique, la France veut aider les jeunes entrepreneurs plutôt que les vieux rentiers. L'argent ne fait plus d'argent en tant que tel, et au contraire, il se consume sur les comptes des gros épargnants, qui n'auront plus le choix que d'investir dans une économie prometteuse mais risquée pour espérer ne plus en perdre.

Or, c'est aussi hier que le Président Emmanuel Macron recevait les pépites françaises de la Tech au Palais de l'Élysée pour le "France Digitale Day", un événement annuel qui doit participer à une nouvelle souveraineté économique et technologique, et faire émerger 25 licornes d'ici 2025. "La bataille des capitaux, elle est essentielle. Si on veut gagner la bataille, on doit réussir à lever plus vite, plus fort, et plus de capitaux", a-t-il lancé à l'auditoire. Alors en attendant que l'épargne française en perdition ne se transforme en placement lucratif au profit du Président, ce sont les investisseurs institutionnels qui ont été appelés à la barre.

Au total, cinq milliards d'euros seront mobilisés et investis, à hauteur de deux milliards d'euros dans des fonds qui investissent sur des start-up déjà mûres, le reste étant investi dans des valeurs technologiques cotées. Natixis, Aviva, Allianz et Axa ont déjà répondu positivement à l'appel. Quant à la Caisse des Dépôts (CDC) - par le biais de la CDC Croissance - et Euronext, ils ont choisi d'unir leur force en faveur des PME technologiques et lancent un fonds de 100 millions d'euros dédié aux sociétés de ce secteur cotées sur l'indice phare de la Place de Paris. Concrètement le nouvel indice Euronext Tech Croissance comprend actuellement 150 sociétés à la capitalisation comprise entre 25 millions d'euros et 1 milliard d'euros et dont la liquidité dépasse 10.000 euros par jour, à l'image de BlaBlaCar, Veepee ou encore City Scoot. 

En parallèle, le gouvernement a annoncé la création du Next 40, une sorte de CAC 40 des start-up, et qui donne à ces sociétés une plus grande visibilité et un programme d'accompagnement public poussé. Elles seront par exemple favorisées pour se joindre aux voyages officiels du Président et des responsables gouvernementaux à l'étranger, explique-t-on à l'Élysée.

À ceci s'ajoutent les dix milliards d'euros prévus pour le fonds pour l'innovation par le gouvernement Philippe et logés au sein de la banque publique d'investissement Bpifrance, et dont le rendement sera investi dans les innovations de rupture, le reste devant garantir la pérennité du rendement. Tout ceci va devoir se mettre en route et vite, mais il reste peut-être un point noir au dessin du président, celui des 80.000 postes non pourvus dans le numérique à l'heure actuelle. Un chiffre qui pourrait monter à 200.000 dans les prochaines années.

 

 

 

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