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Régulation / Concurrence / AMF / Natixis / h2O

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Natixis, de nouveau aux prises avec l'AMF

L'Autorité des Marchés Financiers aurait ouvert une enquête sur les mauvaises manières de communication de la Banque sur des pertes en Asie, peu ou prou au même moment où deux de ses filiales étaient sur le banc des accusés de la Commission des sanctions du gendarme boursier.
Siège de l’AMF - Autorité des marchés financiers
Siège de l’AMF - Autorité des marchés financiers

L'AMF enquête depuis l'été sur l'annonce de pertes de Natixis en Asie, révèle le quotidien les Échos. La saison a donc été particulièrement délicate pour la Banque française, qui voyait courant juillet deux de ses filiales sur le banc de la Commission des sanctions du gendarme, qu'il soupçonnait d'avoir délivré une information inexacte et imprécise aux porteurs relative à certaines opérations, tout en ayant méconnu leur obligation de gérer les conflits d’intérêts. La Commission des sanctions a finalement infligé une sanction de 2 millions d'euros à NAM et prononcé une sanction moitié moindre pour Namfi. L'amende est supérieure à ce qu'avait requis le représentant du Collège de l'AMF fin juin, soit 1,5 million d'euros au total contre les deux filiales.

Tout cela sur fonds de scandale H2O. En juin en effet, la valeur de Natixis plongeait après les révélations du Financial Times sur la détention par sa filiale H2O d'obligations illiquides accolées à des sociétés détenues par Lars Windhorst, un financier allemand aux antécédents judiciaires nombreux. Quelques heures après, Morningstar - dont les évaluations servent de livre guide clef pour les investisseurs - annonçait suspendre la notation de l'un des fonds d'H2O Asset Management, l'agence citant elle aussi l'émergence de questions sur la liquidité.

Bref cette fois, le Groupe est aux prises avec l'AMF pour une information délivrée aux marchés en décembre 2018 à l'occasion des pertes de 260 millions d'euros subies en Asie, qui avait fait plonger le titre Natixis. Peu avant la sortie de l'information, le directeur des risques de Natixis Pierre Debray a cédé 32.292 actions au prix de 5,1270 euros, soit un montant de 165.561 euros le 14 novembre 2018, ce sur quoi enquête également l'AMF. La procédure du gendarme financier, susceptible de donner lieu à des sanctions, peut durer plusieurs mois.

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