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Macro-économie / Taux / Zone euro / Indice PMI

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Zone euro / Indice PMI

Le bilan en demi-teinte de la zone euro

La zone euro affiche toujours une dynamique inquiétante sur le plan manufacturier. Les services, eux, sauvent la mise des Dix-Neuf. Pour combien de temps encore ?
Euro - logo
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La semaine avait mal commencé pour la zone euro puisque le secteur manufacturier a connu en octobre un neuvième mois consécutif de contraction. Les tensions commerciales continues avec les États-Unis et l'incertitude prolongée autour du Brexit n'y sont évidemment pas pour rien. L'indice pour octobre ressort à 45,9, à peine au-dessus du plus bas de sept ans atteint en septembre à 45,7. "L'activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de la production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre", juge Chris Williamson, chef économiste d'IHS Markit.

Ce matin, le secteur manufacturier allemand a envoyé des signaux plus rassurants que son indice PMI manufacturier de 42,1 du début de semaine et ses commandes à l’industrie se sont montrées sous un meilleur jour que le mois précédent. Elles ont bien rebondi à 1,3% après une baisse de 0,4% en août selon des chiffres venant d’être publiés par l'Office fédéral des statistiques Destatis. En glissement annuel, le constat est moins reluisant puisqu’elles ont décru de 5,4%, même si dans une moindre ampleur qu’en août où elles avaient reculé de 6,5%. Toujours est-il que les attentes des analystes ont été déjouées, eux qui tablaient sur un niveau de commandes inchangé. Ajusté des gros contrats comme les avions, l’indicateur est encore meilleur puisque la hausse atteint 1,5%. Dans le détail, les commandes sont le fruit d’une demande intérieure dynamique puisqu’elles ont crû d'1,6% mais aussi de l’étranger avec une hausse d'1,1%. Cette dernière est portée par la demande en provenance des pays situés hors de la zone euro avec une hausse de 3% quand la demande des Dix-Huit a crû, elle, d'1,8%. Les commandes de produits semi-finis ont reculé d'1,5%, tandis que celles de biens d'équipement ont rebondi de 3,1% et celles des biens de consommation de 0,8%

D’autre part, viennent d’être également publiées les données d’enquêtes PMI afférentes au secteur des services. Elles racontent une autre histoire, quoique. La croissance du seul secteur des services de la zone euro a légèrement accéléré, à 52,2 contre 51,6 en septembre. Plus globalement, l'activité du secteur privé dans la zone euro a enregistré en octobre une croissance légèrement supérieure à celle du mois précédent mais reste proche de la stagnation puisque l'indice composite - qui intègre les données pour le secteur manufacturier et celui des services - est remonté à 50,6, s'éloignant légèrement du plus bas de six ans à 50,1. Dans le détail, le secteur des services allemand a légèrement progressé en octobre puisque l’indice remonte à 51,6. L'indice composite indique une contraction moindre que précédemment atteignant 48,9 après 48,5 en septembre.

Même si son secteur des services tient bon, la première économie d’Europe n’échappera pas à la récession lors du troisième trimestre, dont on devrait connaître l'ampleur le 14 novembre. De plus, "sur la base de ces chiffres, l'économie allemande devrait afficher de nouveau une performance médiocre au quatrième trimestre, une légère contraction de la production n'étant pas exclue", a déclaré Phil Smith, économiste principal chez IHS Markit. En France, la croissance des services s'est accélérée en octobre. L'indice PMI du secteur est ressorti en hausse à 52,9 contre 51,1 en septembre. Il s'éloigne ainsi un peu plus du seuil de 50 séparant contraction et expansion. L'indice PMI composite de la deuxième économie de la zone euro est lui aussi ressorti est hausse à 52,6, contre 50,8 en septembre. Malgré un secteur manufacturier qui n'a pas à rougir de ses performances au regard de celles affichées par plusieurs économies de le zone euro, c'est le secteur des services qui reste la clef de voûte de la croissance hexagonale.

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