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PSA-Fiat : les salariés ont tout validé

Fusions, Acquisitions / PSA / Fiat / Exor / Bpi / DongFeng

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PSA-Fiat : les salariés ont tout validé

Cette après-midi le conseil de surveillance de PSA se réunit afin d’étudier le contrat de mariage des deux groupes et valider la gouvernance du nouvel ensemble. Mais les 350.000 salariés des deux constructeurs ont déjà validé le schéma. Ce qui est une belle victoire pour Carlos Tavares.
Carlos Tavares
Carlos Tavares

Les membres du conseil de surveillance de PSA se retrouvent cette après-midi afin de valider le contrat de mariage du constructeur automobile avec Fiat, réalisé sous le parrainage d’Exor, la holding de la famille Agnelli. Deux questions seront étudiées de près par le conseil. D’une part quelle est la pérennité de la gouvernance envisagée ? Il est prévu que le futur conseil présidé par John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, compte onze membres : cinq issus de Fiat, cinq issus de PSA et Carlos Tavares qui sera le directeur général du nouvel ensemble.

Ce schéma original plaît bien au "camp" Peugeot dans la mesure où ils compteront six sièges sur les onze du nouveau conseil. Mais cela a été conçu pour Carlos Tavares, et parce qu’il est un patron unique comme Sergio Marchionne était un patron unique dans l’histoire de Fiat. L’une des questions qui se pose est : qu’en sera-t-il une fois que Carlos Tavares aura pris sa retraite ? Est-ce que le conseil restera à onze membres ? Qui décidera de la composition du futur conseil. Tout cela peut apparaître comme des points de détails. Mais l’enfer se cache dans les détails. Et les banquiers conseils sont là pour imaginer tous les cas inimaginables.

L’autre question est l’avenir de la participation de 12,2% du chinois DongFeng au capital de PSA. L’intuitu personae du chinois au sein du groupe français est assez limité. Il ne cache pas son envie de prendre ses bénéfices et de vendre sa participation. Selon les informations de WanSquare, il pourrait acter aujourd’hui de la vente d’une partie de ses titres. Des actions qui seraient rachetées par… PSA, permettant à la famille Peugeot comme à la BPI de voir leur participation reluée.

Mais le plus frappant dans cette fusion entre égaux, qui a été annoncée il y a moins de deux mois, c’est qu’avant même d’être validée par les actionnaires et les membres du conseil de surveillance elle a été approuvée par toutes les instances représentatives du personnel. Tant chez PSA que chez Fiat. Les ouvriers de Peugeot, de Citroën et d’Opel n’ont pas eu besoin de défiler dans la rue pour s’exprimer. Ils ont simplement compris que plus qu’un régime spécial de retraite ou tel avantage acquis, ce qui protégerait le mieux leur emploi au cours des années à venir c’est le culte de la performance qui a permis à Carlos Tavares de reconstruire PSA et maintenant de le fusionner avec Fiat.

La bascule du "thermique" vers l’électrique, les évolutions vers les véhicules connectés et la mondialisation croissante de l’industrie automobile font de cette "performance" un impératif pour survivre. Et il est heureux de voir que dans une France paralysée par des fonctionnaires - qui n’ont que des avantages à défendre - il y a des salariés du privé assez intelligents pour comprendre les enjeux de leur industrie au cours de vingt prochaines années et pour valider un projet, audacieux, mais qui peut seul leur assurer un avenir prometteur.

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