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Macro-économie / Taux / Euro/dollar / Banques / Prévisions

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Euro/dollar / Banques / Prévisions

Les banques voient un dollar plus faible l'année prochaine

Un raffermissement de la croissance mondiale et le statu quo concernant la politique monétaire de la Fed pourraient bien mener à l'érosion du billet vert.
euros - dollars - illustration
euros - dollars - illustration

Le panorama des prévisions de marché de la plupart des banques d'investissement envoie un message clair, le dollar devrait etre plus faible en 2020. Plus concrètement, la prévision médiane des banques d'investissement pour la parité euro/dollar est de 1,16, soit une dépréciation du dollar de 4,50% par rapport au cours actuel - 1,11 dollar pour 1 euro à l'heure où nous parlons.

Sur quoi reposerait cette baisse du dollar ? Déjà, une croissance mondiale qui reprendrait des couleurs irait à l'encontre de l'appréciation du billet vert. De fait, des perspectives économiques qui s'amélioreraient au niveau mondial conduiraient les investisseurs, toujours en quête de rendement, à le chercher dans des zones plus risquées que celles de l'Oncle Sam. Ensuite, vient le conflit sino-américain, comment les négociations vont-elles avancer ? Alors que vient d'être annoncé un accord de phase 1, rien n'a encore été signé. De plus, la négociation de la phase 2 s'annonce autrement plus complexe à mener au regard des thèmes qui pourraient être abordés ; le respect de la propriété intellectuelle et les transferts de technologie, l’ouverture des marchés publics aux entreprises étrangères ou encore les subventions étatiques. 

Le comportement de la Réserve fédérale américaine en matière d'orientation de la politique monétaire devra également être scruté d'assez près. D'après ses dernières prévisions concernant la trajectoire des taux d'intérêt, ces derniers ne devraient pas bouger, excepté dans le cas où un choc d'une ampleur importante le justifierait. Reste que selon les économistes de Citigroup, - qui voient un dollar se déprécier de 2,7% d'ici la fin de l'année prochaine soit une parité euro/dollar à 1,14 -, le fait que la Réserve fédérale américaine maintienne ses taux et les ait déjà baissés à trois reprises cette année, pourrait être le catalyseur de la faiblesse du dollar l'année prochaine, car les bénéfices de la détention du billet deviennent moins importants si le taux d'intérêt qui y est associé est moins élevé.

Par ailleurs, Serge Pizem, responsable du Multi-Asset chez AXA IM, expliquait récemment que le différentiel de croissance entre les États-Unis et la zone euro devrait être l'objet d'un vif intérêt pour estimer comment la parité euro/dollar devrait être amenée à changer. Ainsi, cette dernière devrait "dicter les mouvements du couple euro/dollar", selon AXA IM. Pour cette année, le consensus prévoit une croissance en volume aux États-Unis de 2,3% quand elle devrait être de 1,1% en zone euro, soit une différence de 1,2 point de pourcentage. Or, le consensus prévoit pour 2020, une croissance de 1,8% aux États-Unis et de 1% en zone euro, soit une différence de 0,8 point de pourcentage. Ainsi, cette différence, même si en toujours en faveur des États-Unis, pourrait donc être moins importante que lors de cette année et devrait donc peser dans la balance, en faveur de l'euro.

 

 

 

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