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Macro-économie / Taux / Devises / Euro/dollar / coronavirus

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La force de l'euro peut-elle gripper la reprise du Vieux Continent ?

La remontée de l'euro/dollar, de près de 10% depuis la fin mars, risque de peser sur les résultats des entreprises fortement exportatrices du Vieux Contient. Mais l'appréciation de la devise est à relativiser. 
euros - dollars
euros - dollars

La reprise économique du Vieux Continent pourrait être plus forte et vigoureuse que prévu. C'est du moins ce dont témoignent les nombreux indicateurs avancés publiés depuis le début du mois de juin, bien que l'Europe ne soit pas à l'abri d'une seconde vague d'épidémie. Ce prompt rétablissement européen a contribué à faire grimper l'euro/dollar, tandis que les Etats-Unis semblent incapables de gérer la crise sanitaire actuelle. La monnaie unique a ainsi grimpé de plus de 10% contre le billet vert depuis son point bas de fin mars, et s'échangeait aujourd'hui autour de 1,183 euro. Cette hausse de la monnaie unique, également liée à la politique monétaire très accommodante instaurée par la BCE, peut elle pour autant se retourner contre l'économie européenne et in fine constituer un frein à la reprise du Vieux Continent ? 

Il convient tout d'abord de relativiser l'appréciation de l'euro contre le billet vert : à la fin mars, la monnaie unique était encore située à un niveau relativement bas et sa remontée rapide depuis quatre mois constitue donc en partie un mouvement de rattrapage. "L'euro/dollar est situé 4,5% au-dessus de sa moyenne des cinq dernières années", expliquent ainsi les équipes d'UBS. Il reste que la monnaie unique devrait continuer de s'apprécier contre le dollar dans les prochains mois, ce qui à terme aura un impact sur les revenus des entreprises les plus exportatrices du Vieux Continent. 

Selon les analystes d'UBS, une hausse de l'euro de 10% contre le dollar aurait un impact de 6,5% sur le revenu des entreprises les plus exposées à l'international : figurent notamment celles du secteur pharmaceutique, de la santé, des semi conducteurs, et dans une moindre mesure des boissons et de la production alimentaire. Les secteurs immobilier, des banques et des assurances seraient au contraire avantagés par une hausse durable de l'euro contre le billet vert.

Les analystes ont également listé les entreprises fortement exposées aux Etats-Unis, c'est-à-dire celles dont les ventes sont exposées à 30% ou plus au continent nord américain : parmi les Françaises figurent notamment EssilorLuxottica, Publicis, Sodexo, Legrand, Sanofi, Air Liquide, Scor, Rexel, Michelin, Vivendi, Remy Cointreau, Safran et Air Liquide. 

Quoi qu'il en soit, concluent les analystes, la force de l'euro ne devrait pas totalement plomber les entreprises citées ci-dessus, en particulier si l'appréciation de la monnaie unique est le reflet d'un redémarrage plus rapide du Vieux Continent. Dans ce cas, les sociétés européennes devraient avant tout profiter de la bonne conjoncture économique, compensant le potentiel effet de change négatif lié à l'appréciation de la monnaie unique. 

 

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