WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
altice europe tours télécoms cellnex patrick drahi

Fusions, Acquisitions / patrick drahi / Altice Europe / Altice

Fusions, Acquisitions
patrick drahi / Altice Europe / Altice

Patrick Drahi continue de vendre

Cellnex, l’opérateur espagnol de tours télécoms, a annoncé le rachat d’OMTEL, qui rassemble 3.000 tours au Portugal et était détenu à 25% par Altice Europe, pour 800 millions d’euros. Ce dernier continue à engranger du cash pour financer ses investissements dans les réseaux.
Patrick Drahi - patron d’Altice - Crédit Photo : DR
Patrick Drahi - patron d’Altice - Crédit Photo : DR

Altice aura profité de cette fin d’année pour s’alléger au Portugal. Après avoir annoncé la vente de la moitié de son réseau de fibre optique dans le pays à un fonds infrastructure de Morgan Stanley mi-décembre, ce qui lui a permis d’engranger 2,3 milliards d’euros, il vient de procéder à une nouvelle vente, cette fois de moindre ampleur. Le groupe de Patrick Drahi a annoncé vendre les 25% qu’il lui restait dans OMTEL, soit le premier exploitant de tours télécoms au Portugal avec 3.000 sites, au groupe espagnol Cellnex pour 800 millions d’euros. Soit un produit de vente de 200 millions d’euros pour Altice.

Pour rappel, OMTEL était auparavant la filiale de pylônes d’Altice Europe, que ce dernier a décidé de scinder en deux - France d’un côté et Portugal de l’autre - à l’été 2018, afin de récupérer du cash et de se désendetter. À l’époque, sa filiale de tours au Portugal avait été vendue à 75 % à un consortium de financiers, dont Morgan Stanley et Horizon Equity Partners, pour une valorisation de 660 millions d’euros, soit 18,9 fois l’Ebitda.

Ces derniers ont donc fait une bonne affaire puisqu’à peine 18 mois plus tard, le même actif est valorisé à un prix plus de 20% supérieur. Cellnex, l’opérateur espagnol de tours télécoms, assoit ainsi sa présence dans le Vieux Continent. Après avoir racheté 7.400 pylônes en Grande-Bretagne pour un total de 2,3 milliards d’euros en octobre dernier, devenant le deuxième acteur européen derrière Vodafone, il ajoute ici un huitième pays à son arc, et compte désormais un parc de 58.000 tours.

Du côté d’Altice, l’heure est bien sûr toujours à la réduction de la dette, et il a en tout cas réussi à maximiser la monétisation de ses infrastructures, notamment grâce à l’appétit des fonds d’infrastructure mais aussi des acteurs spécialisés comme Cellnex. Le groupe accusait encore une dette nette de 30,6 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, soit 5 fois son Ebitda, et comptait la faire tomber à 4,25 fois à fin 2019. Il doit aussi dégager des moyens pour participer aux prochaines enchères 5G en France, d’ici au printemps, et investir dans son réseau pour rester compétitif face à ses concurrents.

Les dernières nouvelles ont en tout cas démontré l’activisme du groupe de Patrick Drahi, que ce soit aussi bien à la vente qu’à l’achat, avec l’acquisition du réseau de fibre optique Covage en France pour 1 milliard d’euros le mois dernier. Tout cela, couplé au redressement de SFR en France dans les derniers mois, a permis de quasiment doubler le cours de Bourse dans les six derniers mois.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article