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Publications, Résultats / UBS / Publication des résultats / Gestion de fortune / rendement

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UBS / Publication des résultats / Gestion de fortune / rendement

UBS trébuche à son tour

Le titre de la banque suisse dévisse de plus de 4% après qu'ella a échoué à atteindre son objectif de rendement du capital, et a revu à la baisse ses objectifs financiers. Un environnement difficile qui oblige les banques européennes à se réinventer.
UBS - Genève - Suisse
UBS - Genève - Suisse

Dans une ère ultra-accommodante initiée par la BCE et la banque centrale suisse, les banques européennes sont confrontées à des défis majeurs. UBS est la dernière banque à en faire état lors de ses résultats annuels, qui ont été sanctionnés ce mardi en Bourse. D’une part, en raison de ses performances en 2019 : si ses profits ont plus que doublé à 722 millions de dollars au dernier trimestre, la banque suisse affiche un résultat net en baisse de 5 % sur l’année, à 4,3 milliards de dollars. Ses revenus se sont aussi contractés de plus de 4 % à 28,9 milliards de dollars sur l’année, le CEO Sergio Ermotti évoquant le maintien des taux bas – fixés en négatif par la banque centrale suisse - et des conditions de marché "mitigées". Et d'autre part, UBS n’a pas délivré sur le rendement du capital, avec un retour sur investissement de 12,4 % contre un objectif de 15 %.

UBS subit de plein fouet la concurrence des grands mastodontes de Wall Street sur la banque d’investissement : cette division a vu ses profits divisés par deux l’an passé, à 784 millions de dollars. La banque essaie depuis plusieurs années de réduire son exposition aux marchés, mais sa gestion de fortune, qui est en légère progression avec 3,4 milliards de dollars de profits en 2019, essuie aussi des difficultés et a subi une décollecte de 4,7 milliards de dollars au dernier trimestre, surtout sur la zone Amérique (- 9 milliards de dollars). Début janvier, le nouveau patron d’UBS Wealth Management, Iqbal Khan - un banquier star recruté chez Crédit Suisse et en poste depuis octobre - avait dû d’emblée annoncer une réorganisation via la suppression de 500 emplois dans cette division, et le lancement de nouveaux services pour obtenir les faveurs des clients les plus fortunés.

Conséquence de ces déconvenues, le patron d’UBS n’a eu d’autre choix que de revoir les objectifs financiers de la firme pour 2020 : la banque n’envisage plus qu’une hausse de 1 cent de son dividende par action par an, contre une prévision initiale de 5 à 10 % de hausse. Il a proposé un dividende de 73 cents par action en 2019 et 450 millions de dollars de rachats d’actions au premier semestre 2020, dans le cadre d’un programme précédent de rachats d’actions.

Elle a en revanche gardé sa cible pour la gestion de fortune, soit une hausse de 10 à 15 % de ses bénéfices entre 2020 et 2022. "Tandis que la situation macroéconomique et géopolitique reste incertaine, nous attendons une saisonnalité habituelle au premier trimestre, favorable aux résultats", a anticipé la banque. Cela n’a pas suffi aux investisseurs, qui ont fait chuter le titre de plus de 4 % ce mardi, si bien qu’UBS ne reste valorisé qu’à 82 % de sa valeur comptable.

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