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Danone / Dette obligataire / obligation
Marché obligataire: Danone rouvre la porte
Alors que le CAC 40 a enfin passé la majeure partie de sa séance dans le vert hier, avant de clôturer en baisse de 0,5 %, Danone a sauté sur la première opportunité pour revenir sur un marché obligataire paralysé depuis plusieurs jours par le coronavirus. Le groupe agroalimentaire a ainsi lancé une émission obligataire de 800 millions d’euros à sept ans, avec un rendement de 0,571 %. Dotée d’une note Baa1 de Moody’s et BBB+ de Standard & Poor’s, soit au milieu de la catégorie investment grade, la dette du groupe dirigé par Emmanuel Faber a même rencontré l’appétit des investisseurs, avec une demande plus de sept fois supérieure à l’offre.Crédit Agricole, ING, HSBC, MUFG, Natixis et Santander étaient les banques chefs de file de la transaction.
Cette opération est en tout cas une vraie réussite pour Danone, qui a lui aussi subi les foudres du marché, avec un cours de Bourse en baisse de plus de 20 % en un mois. Emmanuel Faber n’a pas cherché à cacher les difficultés actuelles liées au coronavirus lors de la présentation de ses résultats annuels fin février, et a revu à la baisse son objectif de croissance organique, entre 2 et 4% contre 4 et 5 % précédemment, et une marge opérationnelle supérieure à 15 % au lieu de 16 %. Mais cela n’a en rien remis en cause ses ambitions climatiques, avec un plan de 2 milliards d’euros sur trois ans pour se digitaliser et réduire drastiquement les emballages et le plastique. Ce qui montre la détermination de son PDG à garder un cap sur le durable et le long terme, malgré le contretemps de ce virus.
Cette opération, la première sur le marché obligataire européen depuis le début de la semaine en raison de la déroute des marchés, devrait en tout cas redonner de l’espoir aux émetteurs. Mais uniquement ceux qui, comme Danone, affichent des performances financières et des ratios irréprochables. Car pour le segment du high yield européen, le marché est pour le moment totalement gelé, les investisseurs n’ayant qu’une seule crainte, la résurgence des défauts comme conséquence économique du coronavirus.
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