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Taux - Dette Souveraine / Dette / Allemagne

Taux - Dette Souveraine
Dette / Allemagne

Vers une nouvelle crise de la dette en Europe ?

Même l'intervention sans la BCE en mars est obligée d'annuler l'impact de la pandémie, l'art du taux entre l'Italie et l'Italie en grand. Une nouvelle crise en perspective?
Venise - Italie - romantisme
Venise - Italie - romantisme

Si les politiciens italiens sont responsables de la crise sanitaire, qui l'a provoquée 21,645 jours après le début de l'épidémie, ils sont aussi de ceux qui ont le plus fait comprendre leur voix sur la scène européenne pour qu ' une solution commune soit mise en place. Dès la première de la conférence de presse de Christine Lagarde le 12 mars, le gouvernement français a déclaré que la BCE ne serait pas en mesure de donner aux taques, aux dirigeants italiens beaucoup de choses, encore plus. le chef du gouvernement italien Giuseppe Dites-moi même si je dis que la BCE n'est pas la même "créer plus d'obstacles pour favoriser des interventions éthiques pour lutter efficacement contre la crise sanitaire, sous forme de conditions financières favorables aux personnes . "

Sa demande a été entue depuis quelques jours plus tard, Francfort, qui n'avait annoncé qu'un plan de 120 milliards d'euros supplémentaires d'achats de titres, dévoilait son ambitieux programme d'achats d'urgence pandémique (PEPP) pour un montant global de 750 milliards d'euros. Une enveloppe temporaire destinée au racheter notamment de la souveraine, faisant pour la première devait être le prince de proportionnalité des achats par pays, à l'origine de la clé de répartition du capital de la BCE. La BCE est en effet qu '" il y a de nouveaux mannequins flexibles ", permettant l' écoulement des flux pandémique (PEPP) pour un montant global de 750 milliards d’euros. Une enveloppe temporaire destinée à racheter notamment de la dette souveraine, faisant pour la première fois sauter le principe de proportionnalité des achats par pays, en fonction de la clef de répartition du capital de la BCE. La BCE a en effet précisé que "l". Cela signifie qu'il prendra fin en 2020, la BCE trouve néanmoins la priorité dans États dont l'économie est plus touchée par l'épidémie. L'Italie est bien sûre la première concernée, elle dont la dette dépassait les 130% du PIB en avance sur la moyenne et tout ce que le FMI pré-désormais une augmentation du PIB de 9% pour cette année.BCE peut donc acheter en priorité la dette des États dont l’économie est plus touchée par l’épidémie. L’Italie est bien sûr la première concernée, elle dont la dette dépassait les 130% du PIB avant l’épidémie et alors que le FMI prévoit désormais un recul du PIB de plus de 9% pour cette année.

L'intervention de la BCE sur certains permis dans un premier temps d'apaiser les tensions sur le marché de la dette souveraine italienne: le spreadBCE a certes permis dans un premier temps d’apaiser les tensions sur le marché de la dette souveraine italienne : le spread Italie-Allemagne (c’est-à-dire l’écart de taux entre les obligations italiennes et allemandes à échéance dix ans), qui était de 129 points de base le 12 mars, avait grimpé jusque 276 points de base le 17 mars, avant que Christine Lagarde n’annonce son programme d’urgence pandémique. L’écart de taux est ensuite repassé aux alentours de 150 points de base fin mars. Mais il est depuis lors sensiblement remonté, et se situait aujourd’hui à 244 points de base. Preuve que l’intervention massive de la BCE ne suffira pas à calmer les craintes des investisseurs concernant la capacité du pays à rembourser sa dette. Les CDS de l'Italie, ces instruments qui permettent de se couvrir contre le risque de défaut d’un État, ont d’ailleurs monté en flèche : alors qu’ils s’échangeaient autour de 95 points de base le 13 février, ils se traitent désormais à 239 points de base.

D’où la nécessité pour l’Europe de mettre en place un instrument de dette commun, que l’Italie et la France notamment appellent de leurs vœux depuis plusieurs semaines, sans succès pour le moment. Là encore l’Italie a haussé la voix, au lendemain d’un Eurogroupe infructueux, au cours duquel les Pays-Bas et l’Allemagne ont refusé l’idée d’une mutualisation des dettes, via la création de coronabonds. "Au Conseil européen, nous ne signerons rien tant que nous n'aurons pas sur la table un train de mesures adéquat pour relever le défi qui nous est lancé" a ainsi affirmé le président du Conseil Giuseppe Conte début avril.

Dans un entretien au Financial Times hier, le Président Emmanuel Macron a plaidé la même cause, estimant que sans un outil de financement commun, le projet européen risquait de s’effondrer à la sortie de la crise sanitaire. Et que les partis populistes l'emporteraient, estimant que le projet européen n'a pas été capable de sauver le Vieux Continent, au moment où il en avait le plus besoin. Sans coronabonds, non seulement la confiance dans l'UE risque de s'effondrer post-pandémie, mais une nouvelle crise de la dette pourrait bien émerger, en fonction de la fragilité des États et de leur capacité à sortir de la crise. L'écartement du spread Italie-Allemagne en est un signe précurseur, qui montre l'urgence pour les 27 de décider enfin d'émettre des obligations à l'échelle de l'UE, lorsqu'ils se retrouveront le 23 avril prochain.

 

 

 

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