WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
La France a fait mieux que ses voisins en juin

Macro-économie / Taux / Zone euro / France / reprise

Macro-économie / Taux
Zone euro / France / reprise

La France a fait mieux que ses voisins en juin

Cela se confirme, pour la première fois depuis février, l’activité économique privée hexagonale a crû au mois de juin. Particulièrement touchés par les mesures de restriction, les services participent de cette dynamique positive.
Drapeaux européens
Drapeaux européens

Cela va faire près de deux mois que les mesures de restriction ont été peu à peu levées dans toute l’Europe. Si bien que l’activité économique s’est redressée significativement depuis lors. C’est encore ce que nous confirment les estimations définitives – pour le mois de juin – des indices PMI. Ces enquêtes qui furent menées auprès des directeurs d’achats par le cabinet IHS Markit entre le 12 et le 25 juin rapportent que l’indice PMI composite (qui prend en compte les performances du secteur manufacturier et des services) des Dix-neuf est passé de 31,9 en mai à 48,5 au mois de juin.

Malgré ce vif rebond, l’activité économique privée de la zone euro se situe donc toujours en territoire de contraction puisque l’indice est inférieur à 50. Le secteur des services est toujours à la peine malgré sa reprise significative (l’indice est passé de 30,5 en mai à 48,3 en juin), cela reflète la persistance de l’environnement économique difficile auquel les prestataires de services se trouvent confrontés, explique l’enquête.

En revanche, il semblerait que le mois de juin a vu le retour de l’optimisme parmi les prestataires de la zone euro. En effet, les perspectives d’activité à douze mois sont en hausse et atteignent leur plus haut niveau depuis février dernier. Chris Williamson, économiste en chef d'IHS Markit, tient à prévenir que malgré cette amélioration du moral des entreprises, "le degré de confiance reste bien en dessous de celui observé en début d’année, suggérant que pour de nombreux répondants, un retour à la normale est loin d’être acquis". Dans ses dernières prévisions macroéconomiques, la Banque centrale européenne misait sur une décrue de 13% du PIB en volume de la zone euro pour le deuxième trimestre.

Si l’activité économique s’est redressée dans l’ensemble de la zone euro, seule la France a retrouvé le chemin de la croissance. Car même si elles affichent un plus haut depuis quatre mois, l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Espagne continuent de voir leur activité économique reculer (leurs PMI composite atteignent respectivement 47, 47,6 et 49,7). La France, elle, a vu son PMI composite remonter à 51,7 en juin. Tant l’activité manufacturière que celle des services - particulièrement affectée par la crise économique – ont crû. Au sein du secteur des services hexagonal, la croissance s’est essentiellement appuyée sur les secteurs de l'intermédiation financière et des locations et autres services aux entreprises. Le secteur des hôtels et restaurants, lui, se situe toujours en territoire de contraction. Du côté des mauvaises nouvelles, le secteur privé français continue de licencier, même si le rythme des suppressions de postes a ralenti, tant chez les fabricants que chez les prestataires de services. Au sein de ces derniers, c’est, sans surprise, le secteur des hôtels et restaurants qui a connu la baisse de ses effectifs la plus importante.

Pour le deuxième trimestre, l'Insee anticipe un recul de 17% du PIB en volume français quand la Banque de France est légèrement plus optimiste et s'attend à une baisse de 15%.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article