WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Economie française : pourquoi Goldman Sachs est optimiste

Macro-économie / Taux / Goldman Sachs / reprise / France

Macro-économie / Taux
Goldman Sachs / reprise / France

Economie française : pourquoi Goldman Sachs est optimiste

Si la célèbre banque américaine prévoit une contraction plus forte que le consensus pour cette année, elle donne trois raisons de s’attendre à une reprise heureuse.
Paris - France - Tour Eiffel
Paris - France - Tour Eiffel

Cela fait maintenant plus de deux mois que la France est sortie d’un confinement historique. Depuis lors, l’économie a repris ses droits, et, bon an mal an, tant l’activité que la consommation se rapprochent peu à peu, bien que lentement, de leur niveau normal. Selon les derniers chiffres de l’Insee, la consommation se situerait 3% au-dessous de son niveau normal, tandis que l’activité économique évoluerait 12% en dessous.

Concernant l’année 2020, Goldman Sachs se veut plus pessimiste que certaines prévisions françaises, puisqu’elle prévoit un recul du Produit intérieur brut en volume hexagonal de 12,2% contre des chutes respectives attendues de 9% et 10,3% pour l’Insee et la Banque de France. En revanche pour 2021, Goldman Sachs escompte une reprise plus forte que celle de la Banque de France puisqu’elle attend une croissance de 9,8% contre 6,9% pour la Banque centrale. D'après nos calculs, cette importante reprise aurait pour conséquence que le PIB français moyen de 2021 ne se trouvera que 3,6% en dessous de son niveau moyen de 2019 quand la Banque de France estime qu’il sera 4,1% en dessous. Goldman Sachs donne trois raisons à cet optimisme relatif.

Tout d’abord, la banque américaine estime que l’Etat a parfaitement joué son rôle en intervenant rapidement et avec force en multipliant les mesures budgétaires en tout genre. Des mesures qui ont amené le vote d’un troisième projet loi de finances où le déficit public atteindrait 11,4% du PIB pour 2020. Goldman Sachs cite le faible nombre de faillites mensuelles (deux à trois fois inférieures à la crise financière mondiale) comme preuve de l’efficacité de cette politique budgétaire contracyclique.

Ensuite, la banque américaine loue la résilience du système bancaire français et sa capacité à garantir le financement de l’économie. Bien aidées par la Banque centrale européenne et ses opérations de refinancement à long terme (TLTRO), les banques ont pu octroyer davantage de crédits (en particulier à court terme) aux sociétés non financières à des taux d'intérêt effectifs historiquement faibles, d'après les statistiques de la Banque de France.

Enfin, la banque new-yorkaise accueille chaudement le plan de relance annoncé par le Premier ministre Jean Castex, il y a quelques jours. Ce plan de relance, dont les contours restent encore à définir, devrait tout de même peser 100 milliards d'euros, soit près de 5 points de PIB. Ce programme qui met à l'honneur l'industrie, le chômage partiel, mais aussi la transition écologique sera a même de renforcer la reprise, estiment les économistes de la firme.

L'ensemble des mesures budgétaires mises en place par la France pendant et à la suite de cette crise économique devrait conduire la dette publique à atteindre 123,7% du PIB en 2021, selon la banque américaine.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article