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Macro-économie / Taux / Dette / Italie

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Dette / Italie

Italie : un stimulus budgétaire supplémentaire de 1,4 point de PIB

Grande gagnante du plan de relance européen, l'Italie a annoncé un plan de soutien budgétaire complémentaire de 25 milliards d’euros. Les taux d’intérêt y sont indifférents et ont rejoint un niveau proche de celui qui était le leur avant la crise économique.
Rome - Italie
Rome - Italie

Déplorant un bilan de plus de 35.000 morts depuis le début de la pandémie, soit 580,53 morts par million d’habitants, l’Italie est avec la France et l’Espagne le pays européen qui pourrait connaître la chute de son Produit intérieur brut (PIB) la plus impressionnante. Dans ses dernières prévisions, le Fonds monétaire international dit anticiper une dégringolade de 12,8% du PIB italien en 2020, avant une reprise de 6,3% en 2021. Elle sera toujours loin de son niveau d’avant-crise à la fin de l’année prochaine. C’est pourquoi la politique économique doit clairement mettre les bouchées doubles.

C'est chose faite depuis cette cette semaine. En effet, mardi matin a eu lieu l’annonce à propos de l’accord entre les Vingt-Sept sur le plan de relance européen de 750 milliards d’euros. 390 milliards d’euros seront distribués aux Etats membres de l’Union européenne sous forme de subventions et selon les premières estimations, c’est l’Italie qui touchera la plus grosse partie de la somme, aux alentours de 80 milliards d’euros. Parallèlement, le gouvernement italien a annoncé jeudi matin engager des dépenses supplémentaires de 25 milliards d'euros au titre du budget 2020, soit l'équivalent de 1,4% de son PIB. "Le gouvernement juge de la plus grande importance, dans les circonstances, de continuer à assurer le soutien au système productif et au pouvoir d'achat des citoyens, de soutenir la reprise et d'intervenir quand nécessaire pour préserver l'emploi", a-t-il expliqué, à l’issue du Conseil des ministres. Cela aura pour conséquence de porter le déficit public de la Botte à 11,9% du PIB, contre 2,04% en 2019 et la dette à 157,6% du PIB en 2020 contre 134% du PIB l'an dernier.

Malgré cela, les taux d’intérêt ne montrent pas de signe d’affolement : en effet, les taux d’intérêts souverains de la Botte à 10 ans ont même retrouvé leur niveau d’avant confinement, autour des 1%. Bien sûr, ce sont les germes d’une Europe fédérale qui expliquent ce comportement bienveillant des investisseurs mais il faut aussi souligner la présence de la Banque centrale européenne (BCE) sur les marchés obligataires. Et pour cause, d’après nos calculs, si l'on prend en compte l'intégralité de ses programmes d'achats d'actifs, l'institution de Francfort aurait acheté pour au moins 72,137 milliards d'euros de dette italienne depuis le début de l'année.

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