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Macro-économie / Taux / Zone euro / PMI / croissance

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Zone euro / PMI / croissance

La croissance revient - enfin - en zone euro

C'est une première depuis le début de la crise économique et la plus forte croissance de l'activité du secteur privé depuis juin 2018, d'après ce que nous disent les résultats des enquêtes préliminaires PMI.
Drapeaux européens
Drapeaux européens

Cela fait plus de deux mois que la plupart des pays de la zone euro ont déconfiné mais cela n’empêchera pas le Produit intérieur brut (PIB) des Dix-neuf de connaître une contraction historique lors du deuxième trimestre. Le troisième trimestre, lui, démarre bien, puisque le mois de juillet est le premier mois à partir duquel l’activité du secteur privé des Dix-neuf s’est remise à croître d’après les enquêtes préliminaires menées, entre le 10 et le 23 juillet, par IHS Markit auprès des directeurs d’achats. Le cabinet économique britannique a dévoilé ce matin des résultats rassurants pour la zone euro.

L’indice PMI composite, prenant en compte la performance du secteur des services et celle du secteur manufacturier, a franchi le seuil des 50 points pour la première fois depuis février. L'indice s'affiche à 54,8 points en juillet, contre 48,5 en juin. "L'amélioration de la conjoncture a en partie reflété un rebond technique de l'activité après la récente période de confinement dans les divers pays de la région, un nombre croissant d'entreprises ayant maintenant repris leurs activités à la faveur d'un nouvel assouplissement des mesures de lutte contre le virus", explique Markit. Par ailleurs, la croissance de l’activité du secteur privé n’avait plus atteint un tel niveau depuis juin 2018, cela n’a rien d’étonnant puisque cela est lié à un phénomène de rattrapage.

Dans le détail, c’est sans surprise, le secteur des services qui a connu le plus fort rebond, lui qui fut la principale victime des mesures de restriction mises en place par les différents gouvernements européens. Son indice est passé de 48,5 en juin à 54,8 ce mois-ci, il atteint ainsi son plus haut depuis 25 mois. Quant au secteur manufacturier, il repasse également en territoire de croissance et s’affiche à 51,1 après 47,4 en juin, soit un plus haut de 19 mois.

Au sein des Dix-neuf, l’enquête souligne les performances du secteur privé français qui affiche son rythme de croissance le plus élevé depuis janvier 2018, l’indice composite se situe à 57,6 contre 51,7 en juin. "Si les prestataires de services ont fait état de la première hausse de leurs nouvelles affaires depuis février, les nouvelles commandes reçues par les fabricants sont en revanche légèrement reparties à la baisse, sous l’effet d’un fort repli des ventes à l’export", précise Markit.  À l’image de la zone euro, l’Allemagne retrouve la croissance après quatre mois consécutifs de contraction de l’activité, son indice PMI composite a atteint 55,5 après 47 en juin. Ce retour à la croissance a reflété un rebond du secteur des services, dont l’activité a affiché sa plus forte progression mensuelle depuis deux ans et demi, ainsi qu’une hausse, certes plus modérée, de la production dans le secteur manufacturier, expliquent les économistes de Markit.

Si en zone euro, la plupart des composantes des indices PMI sont porteuses de bonnes nouvelles pour la vigueur de la reprise économique, il subsiste un point noir majeur : l’emploi. Il continue de se contracter à un rythme inquiétant. "Les entreprises continuent en effet de réduire leurs effectifs à un rythme inquiétant, bon nombre d’entre elles craignant que la demande sous-jacente ne soit pas suffisante pour permettre une consolidation de la récente hausse des niveaux d’activité", analyse Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit. La possibilité d'une seconde vague pandémique est également un risque à considérer pour la reprise compte tenu de la hausse récente des contaminations. Ces deux éléments font dire à Bert Colijn, économiste chez ING, que les perspectives macroéconomiques pour les 19 sont "très incertaines pour les mois à venir". 

Rappelons que dans ses dernières prévisions du mois de juin, la Banque centrale européenne a dit anticiper une croissance de 8,3% au troisième trimestre et de 3,2% pour le quatrième trimestre. Le taux de chômage, lui, devrait atteindre son pic à 10,8% lors du troisième trimestre, selon l'institution de Francfort.

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