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Etats-Unis chômage

Macro-économie / Taux / Chômage / allocations / Etats-Unis

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Chômage / allocations / Etats-Unis

Le marché du travail américain fatigue

Les nouvelles demandes d’allocations chômage ont stagné sur une semaine. Six mois après le choc Covid-19, le chiffre est toujours de 30 % supérieur au niveau atteint au plus fort de la crise financière mondiale.
Nouvelles demandes d'allocations chômage / Weekly Economic Index
Nouvelles demandes d'allocations chômage / Weekly Economic Index

Cela se confirme, la reprise du marché du travail américain perd du jus. La semaine dernière, les créations d’emplois se sont élevées à 1,027 million une fois ajustées des créations d’emplois publics, soit une baisse de 20 % par rapport à juillet et 70 % par rapport au mois de juin. Cette fois-ci, ce sont les nouvelles demandes d’allocations chômage qui déçoivent, puisqu’elles ont stagné par rapport à la semaine dernière, avec 884 000 lors de la semaine se terminant le 10 septembre (soit 34 000 de plus que le consensus). Bien qu’elles aient diminué de 87 % depuis le pic atteint fin mars, elles demeurent 30 % plus élevées qu’au plus fort de la crise financière mondiale en mars 2009.

Cela semble traduire une tendance de fond, puisqu’avec une baisse moyenne sur quatre semaines de 21 750, le rythme de la décrue s’affiche au plus bas depuis la mi-juillet. "Les données montrent qu'en dépit des gains d'emplois et d'une baisse du taux de chômage en août, les licenciements restent généralisés et le marché du travail reste fragile à un moment critique. L'incapacité des responsables politiques à mettre en place un nouveau plan d'allégement budgétaire fait peser des risques importants sur l'économie et le marché du travail", explique Nancy Vanden Houten, économiste chez Oxford Economics. Si l'on prend en compte l'ensemble des personnes recevant une allocation chômage quelconque, le chiffre est de 29,6 millions au 22 août, en hausse de près de 400.000 sur une semaine. Cela représente près d'un actif sur cinq. 

Cette stagnation du marché du travail s’explique également par le ralentissement de la reprise économique. En effet, le Recovery Tracker d’Oxford Economics a augmenté de 0,3 point lors de la semaine se terminant le 28 août, soit la hausse bien plus faible que la moyenne de 1,2 point des trois semaines précédentes. La Fed de New-York, elle, publie son Weekly Economic Index chaque semaine. Il représente une estimation de l’écart en pourcentage du PIB américain par rapport à son niveau d’il y a un an. Ayant atteint -5,48 % au dernier relevé le 5 septembre (contre -11,45 % au pire de la crise), sa progression hebdomadaire moyenne sur quatre semaines est la plus faible depuis fin juillet.

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