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Macro-économie / Taux / Bruno Le Maire / France / Déficit budgétaire

Macro-économie / Taux
Bruno Le Maire / France / Déficit budgétaire

Un déficit budgétaire encore supérieur à 150 milliards d’euros en 2021

Si la France va pouvoir compter sur une reprise économique qui va aider à remplir les caisses de l’Etat, les mesures liées au plan de relance vont, sans surprise, peser significativement sur les finances publiques.
Bruno Le Maire
Bruno Le Maire

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, et Olivier Dussopt, le ministre délégué chargé des Comptes publics, présentaient ce matin le projet loi de finances (PLF) pour 2021. Première bonne nouvelle, le gouvernement a revu à la baisse la chute du Produit intérieur brut (PIB) pour 2020. En effet, la décrue du PIB en volume devrait être de 10 % contre 11 % escompté initialement. Les dépenses de consommation des ménages devraient se contracter de 8 % et l’investissement des entreprises (hors construction) de 15 %. C’est une anticipation plutôt conservatrice par rapport aux organismes de prévision (exceptés la Commission européenne et le FMI). "Nos projections prennent en compte les dernières évolutions de la situation sanitaire", a souhaité préciser Bruno Le Maire, alors que la dynamique de certains indicateurs ayant trait à la pandémie commence à susciter des inquiétudes dans l'Hexagone.

En 2021, le rebond devrait être de 8 %, d’après les nouvelles prévisions du gouvernement. Cela implique, d’après nos calculs, que le PIB moyen de 2021 sera encore inférieur de 2,8 % au PIB de 2019. Olivier Dussopt a expliqué qu’il fallait s’attendre à ce que l’économie française retrouve son niveau d’avant-crise dans le courant de l’année 2022, alors que la Banque de France mise plutôt sur le début de l’année 2022. En toute logique, cette amélioration de la situation va aider à remplir les caisses de l’Etat. Le déficit budgétaire devrait se réduire de 42,4 milliards d’euros et atteindre 152,8 milliards d’euros en 2021. Après s’être affiché à 10,2 % du PIB en 2020, le déficit public, lui, devrait refluer à 6,7 % - l'Etat contribue à ce déficit à hauteur de 5,5 points de pourcentage.

Dans le détail, l’amélioration du solde budgétaire provient principalement des baisses de dépenses liées aux "crédits de la mission Plan d’urgence face à la crise économique et sanitaire" pour 42,7 milliards d’euros et au rebond des recettes fiscales pour 30,6 milliards d’euros. Parmi ces dernières, si le rendement de l'impôt sur le revenu va augmenter de 2,2 milliards d'euros, l'impôt sur les sociétés (IS) va, lui, voir son rendement croître de 26,4% (7,9 milliards d'euros) malgré la diminution de taux de l'IS qui rendra 3,7 milliards d'euros aux entreprises pour 2020. À noter également une hausse des recettes non fiscales liées au versement des financements européens de la relance (8,7 milliards d'euros). 

Du côté des nouvelles dépenses, le plan de relance sera à l’origine de 32 milliards d’euros de dégradation du solde budgétaire, dont 10 milliards d’euros pour la baisse des impôts de production et 22 milliards d'euros pour l’ouverture de crédits budgétaires, au total ce seront 42 milliards d’euros sur 100 milliards d’euros qui seront effectivement dépensés avant la fin de l’année 2021, a prévenu Bruno Le Maire (10 milliards d’euros le seront dès cette année).

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