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L’exécutif met le paquet pour le financement des entreprises

Fonds d'investissements / Financement / coronavirus / Natixis

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L’exécutif met le paquet sur le financement des entreprises

L’État va soutenir un programme de prêts participatifs permettant de générer entre 10 et 20 milliards d’euros de quasi-fonds propres pour des PME et ETI.
Bruno Le Maire
Bruno Le Maire

Il ne fait pas bon être une entreprise au temps de la Covid-19. Mais, pour leur maladie, l’exécutif multiplie les traitements pour qu’elles voient la fin de ce long et rugueux hiver économique. Un nouveau médicament s’est ajouté hier matin au pilulier durant la réunion sur la Place de Paris : il s’agit des prêts participatifs qui, une fois que la Commission européenne aura donné son accord, seront un soutien de l’État à l’investissement dans les quasi-fonds propres des PME et ETI françaises. Cette demande était formulée depuis longtemps par de nombreux économistes. Le ministre de l’Économie et des Finances, qui avait pourtant fait référence à un tel outil dans le plan de relance, a tenu à faire son mea culpa : "nous avons, et j'ai personnellement, entendu les critiques d'un certain nombre d'économistes qui disaient que ces prêts participatifs étaient insuffisants, la reconstitution des fonds propres devait être plus forte. Et donc nous avons fixé désormais comme ambition 20 milliards d'euros d'encours de prêts participatifs pour la reconstitution des fonds propres des entreprises".

Concrètement, "ces prêts, octroyés par les réseaux bancaires, seront refinancés pour partie par des investisseurs institutionnels bénéficiant d'une garantie de l'Etat", éclaire le dossier de presse du ministère. "La durée et le taux seront précisés dans le courant du mois novembre", précise Bruno Le Maire durant la réunion, qui souligne qu’un tel outil permet "de reconstituer les fonds propres sans modifier la structure du capital ". L’ambition de 20 milliards est la fourchette haute espérée par l’exécutif qui anticipe plus humblement entre 10 et 20 milliards d’euros d’investissements pour les PME/ETI. Le dispositif pourrait être ouvert par la suite à des financements obligataires subordonnés venant de fonds de capital-investissement. 

Une architecture d’aides fournie

Ce nouvel outil prend place dans un dispositif déjà en place mais qui évolue. Ainsi, concernant les désormais fameux PGE (Prêts garantis par l'Etat), Bruno Le Maire a indiqué que "toutes les entreprises qui souhaiteront prolonger la maturité de leur prêt d'un an jusqu’à 5 années supplémentaires pourront bénéficier d’un taux entre 1 et 2,5%, garantie de l’État comprise". Il a aussi fait référence à des dispositions fiscales contenues dans le projet de loi de finance 2021 destinées à renforcer les fonds propres et la trésorerie des entreprises, comme l’étalement de la plus-value lors d‘une opération de cession-bail d’immeuble ou encore la neutralisation fiscale de la réévaluation libre des actifs.

Surtout, face au double mouvement de hausse de l’épargne de précaution des ménages et des difficultés grandissantes de financement des entreprises, le label "Relance" a été lancé. Il sera attribué à des fonds d’investissement investissant dans les fonds propres et quasi-fonds propres des PME et ETI. "Octroyé par le Trésor, pour en bénéficier il faut s’engager à placer son argent dans les PME et s’engager à accroître sa collecte auprès des particuliers pour mobiliser l’épargne des ménages, ainsi que répondre à des engagements sociaux et environnementaux qui restent toutefois simples pour ne pas démobiliser". Le fonds Energy Transition de Tikehau Capital ou encore le fonds Insertion Emplois Dynamique de Mirova (affilié de Natixis Investment Managers) font partie des premiers labellisés.

 

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