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Les banques euro durcissent l’accès au crédit

Macro-économie / Taux / BCE / conditions de crédit / Banques

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L'accès au crédit des banques de la zone euro se durcit

Alors que l’Europe est submergée par une deuxième vague de pandémie qui nuit au climat des affaires et à la perception du risque par les banques, on assiste au troisième trimestre à une restriction de l’accès au crédit, selon la Banque centrale européenne.
BCE - siège - euros
BCE - siège - euros

La Banque centrale européenne (BCE) a délivré son enquête auprès de 143 établissements sur le crédit des banques de la zone euro au cours du troisième trimestre de cette année. Tandis que les conditions d’accès au crédit s’étaient assouplies au cours du confinement, le contexte de reprise de la crise conduit les banques à ne plus prêter aussi facilement. Elles ont, au cours des derniers mois, durci leurs directives internes et leurs critères d’approbation des prêts aux entreprises ; en parallèle, le taux de rejet des demandes de prêt a augmenté.

Ce durcissement témoigne des inquiétudes liées à la reprise : inquiétudes face à certains secteurs de plus en plus vulnérables et incertitudes quant à la prolongation des mesures de soutien budgétaire. Par ailleurs, tout porte à croire qu'elles se resserreront davantage au quatrième trimestre, étant donné le ralentissement prévisible de l'activité économique.

Parmi les plus grands membres de la zone euro, les pays les plus concernés sont l’Allemagne, l’Espagne et la France. Concernant la France et l’Espagne, étant donné que les conditions avaient été assouplies au trimestre précédent, elles sont revenues approximativement à leur niveau d’avant la pandémie. Heureusement, le resserrement des normes de crédit pour les entreprises de la zone euro demeure bien inférieur aux sommets atteints lors de la grande crise financière de 2008 et de la crise de la dette souveraine de 2011.

Du côté des emprunteurs, la diminution des besoins en liquidité au cours de l’été a conduit la demande de crédit des entreprises de la zone euro à baisser au troisième trimestre, tandis qu’elle avait beaucoup augmenté au cours du confinement. Cette réduction de la demande de capitaux d'urgence est un signe positif. Les banques s'attendent néanmoins à ce que la demande de crédit des entreprises augmente à nouveau au quatrième trimestre. Comme l'enquête est antérieure aux nouvelles mesures de restriction à la mobilité, la demande de prêts pourrait augmenter plus que prévu.

En ce qui concerne les ménages, la demande de prêts au logement se redresse, après avoir chuté au deuxième trimestre. Les conditions d’emprunt favorables et la hausse du sentiment des consommateurs à la suite du déconfinement y ont contribué. En revanche la demande de crédit à la consommation, même si elle est en hausse, a été inférieure aux attentes. Les banques s'attendent à ce que la croissance des dépenses des ménages soit d'environ 1 % en glissement annuel. En parallèle, les critères d’obtentions de prêts au logement et à la consommation des ménages ont continué à se resserrer en raison de la détérioration des perspectives économiques et de la dégradation de la solvabilité des consommateurs.

Lorsque l’enquête a été entreprise, le climat des affaires était plus favorable que ce qu’il n’est aujourd’hui, si bien qu’une dégradation de leurs prévisions concernant le quatrième trimestre est fort probable.


 

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