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Macro-économie / Taux / Crédit / Zone euro / BCE

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Crédit / Zone euro / BCE

Zone euro : l’incertitude pèse sur le crédit

Certes, la croissance des prêts à destination des ménages se stabilise, mais ces derniers sont loin de leur niveau d'avant-crise. Par ailleurs, la croissance du crédit aux entreprises a légèrement décéléré.
Drapeaux européens
Drapeaux européens

Rouage essentiel d’une économie de marché, les autorités budgétaires et monétaires européennes auront tout fait pour le préserver lors de cette crise économique. Oui, le crédit fut particulièrement choyé. Sur le plan budgétaire, furent mis en place les prêts garantis par l’État (PGE) et sur le plan monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) mobilisa ses opérations de refinancement ciblées à long terme (TLTRO). Deux mesures de politique économique saluées par la quasi-totalité des observateurs.

En octobre, selon les données de la BCE, les prêts aux sociétés non-financières dans les 19 pays de la zone euro ont augmenté de 6,8 % en glissement annuel, contre 7,1 % en septembre et après avoir atteint en mai dernier leur plus haut niveau en dix ans à 7,3 % tandis que la demande de liquidités était massive. "Cela signifie que l'appétit pour l'investissement est resté très faible en octobre, ce qui reflète l'accélération de la deuxième vague et l'énorme incertitude quant à 2021. Il sera intéressant de voir si les données de novembre ont été influencées par une amélioration des perspectives liées au vaccin, mais il est probablement beaucoup trop tôt pour voir une reprise de la demande de prêts à l'investissement dans ce contexte", analyse Bert Colijn, économiste senior chez ING.

Du côté des prêts à destination des ménages, leur croissance est restée stable avec une augmentation de 3.1 % en glissement annuel. Une croissance presque entièrement tirée par les prêts immobiliers, ce qui souligne "la remarquable résilience du secteur immobilier européen face au formidable choc économique de cette année", décrypte Maddalena Martini, économiste chez Oxford Economics.

Reste que cette stabilité de la croissance des prêts aux ménages n’est pas une bonne nouvelle. En effet, rappelons que les prêts aux ménages de la zone euro demeurent environ 5 % en dessous de leur niveau d’avant-crise – contrairement aux prêts aux entreprises. Cet écart s’explique par le fait que "de nombreux ménages ont constitué une épargne et ont donc eu moins besoin de prêts, tandis que d'autres seront devenus plus prudents en matière d'emprunt. Alors que les banques ont resserré leurs critères de prêt pour le crédit à la consommation au cours du premier semestre, elles prévoient de les assouplir au quatrième trimestre", explique Jack Allen-Reynolds, économiste senior chez Capital Economics.

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