Macro-économie / Taux / investissement / pétrole / Lombard Odier
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2021 sera l'année des valeurs cycliques et de la tech
"C’est un choc externe dû au virus, plutôt qu’une faiblesse fondamentale de l’économie, qui est à l’origine de la crise que nous traversons, […]. 2021 devrait signer une reprise mondiale rapide et robuste", selon les mots de Stéphane Monier, directeur des investissements de Lombard Odier. Un redressement est effectivement espéré l’an prochain, mais de manière inégale. Tandis que les États-Unis et l’Europe peineront à sortir d'une deuxième vague de pandémie, un fort rebond est attendu au sein des économies émergentes selon le communiqué de la banque privée. Concernant les pays asiatiques, certains ont déjà retrouvé leurs niveaux de croissance pré-crise. La Chine, en tête de l'économie mondiale, dévoilait ce lundi un PMI manufacturier au mois de novembre de 52,1 points, record jamais égalé depuis 2017. Le recouvrement accéléré de l'Empire du milieu la placera au cœur des stratégies d’investissement de l’année 2021 ; son économie étant axée sur son marché domestique, les marchés d’actions chinois présentent l'avantage d'être partiellement décorrélés des indices boursiers du reste du monde.
Une approche géopolitique
À l’échelle mondiale, le commerce devrait finalement connaître une période d’expansion en 2021 après deux années de contraction, la première liée à la guerre commerciale sino-américaine, la seconde, beaucoup plus sévère, liée au Covid. L’élection d’un candidat démocrate à la tête des États-Unis contribuera à l’apaisement des relations sino-américaines. La présidence de Joe Biden qui entrera en fonction le 20 janvier prochain, aura aussi des répercussions sur le marché du pétrole. L’Iran pourrait revenir comme producteur sur le marché de l’or noir.
La décision en cours de l’Opep, quant au maintien ou non du plafonnement actuel du nombre de barils par jour produits par les pays membres du Cartel, jouera aussi un rôle important. Le groupe avait d’abord considéré que l'amélioration des perspectives de la demande en pétrole, observée au cours des derniers mois, justifiait une augmentation de 1,9 million du nombre de barils par jour produits par les pays membres de l’Opep + incluant la Russie, à partir du 1er janvier. La recrudescence de la pandémie en Europe et aux États-Unis a changé la donne, et le consensus des économistes est que le groupe pourrait retarder cette augmentation de trois mois au maximum.
Une approche sectorielle
Le souffle donné à l’économie par l’annonce de vaccins à éliminer les tails risks, soit les risques extrêmes pour les valeurs cycliques. Certains domaines d’activité bénéficieront aussi des futures dépenses publiques comme celui des infrastructures. Un rattrapage est donc espéré dans les secteurs sensibles au cycle conjoncturel comme ceux de l’industrie, de la construction, des matériaux, de la finance, et de l’énergie qui prédominent sur les marchés actions en Euro. Les secteurs de l’énergie et de la finance ainsi que des services, connaîtront néanmoins une hausse de leur performance moins importante que les secteurs de l’immobilier, de l’industrie manufacturière et du commerce, qui seront particulièrement portés par la reprise, selon le directeur des investissements de Lombard Odier. Autres valeurs de croissance : la technologie et la santé dont la demande de titres se maintiendra, portée par la crise pandémique. De manière plus générale, les secteurs faisant place à des solutions dites "soutenables" ou "renouvelables" auront plus de chance de connaître de bonnes performances.
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