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CAC 40 / performances
Le CAC 40 termine un mois historique
À la fin du mois de novembre, le CAC 40 reste à un niveau inférieur de 7 % par rapport à l’année dernière. Mais dans un environnement qui a été très compliqué, comme en témoigne la baisse de 17,2 % de mars, c’est plutôt la performance du mois de novembre qui retient l’attention. Ainsi, le CAC 40 a progressé de 20,2 % au cours du mois, un taux de croissance qui n’avait pas été atteint depuis février 1988. Cette performance française reste toutefois inférieure à celles de nos voisins européens : la Bourse d’Athènes a gagné 29,4 %, l’Ibex 35 espagnol 25,2 % ou encore le FTSE MIB italien 22,9 %. Pour une fois, l’Allemagne a fait moins bien, avec une hausse de "seulement" 15 %. Surtout, les Européens ont surperformé par rapport aux Américains, puisque le Nasdaq a gagné 11,1 % et le S & P 500 10,2 %.
Ces performances s’expliquent majoritairement par le desserrement des restrictions concernant la lutte contre la Covid-19. Alors qu’aux États-Unis la pandémie semble repartir de plus belle, le pic de contaminations de cette deuxième vague a été dépassé en France et chez les voisins européens. Par ailleurs, la levée progressive des mesures de restrictions s’accompagne des annonces concernant l’avancée dans les potentiels vaccins, nourrissant l’espoir de la fin de la politique de stop-and-go et donc de la volatilité tant des activités que des cours. L’indice de volatilité future, VIX, est ainsi en diminution. "Les promesses de vaccins contre la Covid-19 efficaces à plus de 90% ont dopé la confiance des marchés sur la trajectoire de la reprise économique. Par conséquent en novembre, ce sont plus de 90 milliards de dollars qui ont été alloués au niveau mondial dans des fonds actions, un record" indique Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse de marchés chez eToro. Au niveau mondial, l’élection de Joe Biden constitue aussi un élément rassurant. Attention toutefois aux vents contraires qui arrivent : hier le CAC a par exemple terminé en baisse de 1,42% sur fond d’inquiétudes vis-à-vis de Brexit. Mais le beau temps semblait revenir aujourd’hui, porté par les révisions de croissance de l’OCDE.
Du côté des entreprises, la plus forte hausse du mois concerne Unibail Rodamco Westfield, qui a gagné plus de 70%, influencé en interne par les évolutions de gouvernance et en externe par les perspectives économiques. Les banques françaises ont aussi profité de la hausse, + 40% environ. "Les valeurs appartenant au secteur du tourisme ont grimpé en flèche, Air France par exemple a flambé de 78%, Accor, le leader européen de l’hôtelier, a pris 32%" remarque aussi Antoine Fraysse-Soulier.
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