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Entreprises / Actions / Legrand / chiffre d'affaires / résultat / croissance / performances / objectifs

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Legrand / chiffre d'affaires / résultat / croissance / performances / objectifs

Legrand relève ses objectifs annuels

Legrand a poursuivi sa croissance depuis janvier. Il affiche de bons résultats et souhaite recentrer ses activités dans les secteurs avec la croissance la plus forte.
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Dans un contexte de crise mondiale d'approvisionnement, Legrand a su garder le cap. A tel point que le groupe de matériels électriques a relevé ses objectifs pour l’année 2021. Il table dorénavant sur une croissance organique de son chiffre d’affaires comprise entre 11 % et 13 %, contre 10 % précédemment. À moyen-terme, l’entreprise souhaite que les secteurs en forte croissance (équipement des data centres, programmes de rénovation énergétique des bâtiments et programme Eliot) contribuent à 50 % du chiffre d’affaires, contre 31 % en 2020.

Cet optimisme repose sur une année 2021 qui s'annonce très positive. Sur les neuf premiers mois, le chiffre d’affaires du groupe est en progression de 15 % en glissement annuel et de 5,7 % en bisannuel. Il s’établit à 5,17 milliards d’euros. Cette croissance, d’après Benoît Coquart, directeur général, "confirme la capacité continue de Legrand à renforcer sa position concurrentielle sur ses marchés dans un contexte où les tensions sur les chaînes d’approvisionnement se sont intensifiées". Les ventes organiques ont augmenté de 16 % entre janvier et septembre.

Le groupe a également su tirer partie de la situation pour accroître ses marges bénéficiaires. Fin septembre 2021, le résultat net part du groupe est en hausse de 41,7 % à 699 millions d’euros. En valeur absolue, le résultat s’est gonflé de 206 millions d’euros. Cet écart provient d’un accroissement significatif du résultat opérationnel (271 millions d’euros), d’une évolution positive de 9 millions du résultat financier et d’'une hausse de l'impact de l'impôt (-76 millions d'euros). Le cash-flow libre atteint 15 % du chiffre d’affaires de janvier à septembre 2021.

D’un point de vue géographique, en Europe, qui représente 40,9 % du chiffre d’affaires du groupe, les ventes sont tirées par la France et l'Italie. Legrand a rencontré de nombreux succès commerciaux dans ces deux pays, notamment dans les segments à plus forte croissance comme les offres connectées, les solutions pour data centres et l’efficacité énergétique. Aux États-Unis (35,5 % du chiffre d’affaires), ce sont les data centers et les espaces résidentiels qui soutiennent la croissance. Dans le reste du monde, l’Amérique du Sud enregistre la plus forte croissance, avec un chiffre d'affaires qui s’est accru de 22,8 %.

Bien que ces derniers mois aient été marqués par d’importants problèmes d’approvisionnement, le groupe n’a pas arrêté de lignes de production. Afin de faire face à la difficulté pour obtenir certains composants électriques, électroniques ou certaines matières premières, Benoît Coquart explique s’être adapté "en termes de conception de produits en intégrant les matières disponibles". Il avoue avoir perdu "quelques dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires, mais pas quelques centaines". Legrand n’a répercuté qu’une partie de la hausse des prix induits par les pénuries sur ses clients. En effet, il a appliqué une augmentation des prix de 2,7 % sur les neuf premiers mois de l’année, tandis qu’il a subi une hausse de 10 % des matières. Pour maintenir sa rentabilité, le groupe a profité de l’effet de masse permis par l’accroissement des volumes de production. Par ailleurs, la société a réussi à contenir la progression de ses frais administratifs et financiers à 8 % entre janvier et septembre, soit environ deux fois moins que son chiffre d'affaires.

Par ailleurs, le groupe peaufine son financement : il a orchestré sa première émission obligataire Sustainability-Linked à 10 ans pour un montant de 600 millions d’euros. Cette émission obligataire est indexée sur sa trajectoire de neutralité carbone et ses objectifs de 2030 de réduction d'émissions de gaz à effet de serre.

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