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Les prix de l’immobilier résidentiel s’orientent vers la baisse

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Les prix de l’immobilier résidentiel s’orientent vers une baisse

Malgré une décélération, les prix de l’immobilier résidentiel ont continué à croître. Le crédit à l’habitat s’est d’ailleurs inscrit en hausse en octobre. Mais des vents contraires soufflent.
Paris - France - immobilier
Paris - France - immobilier

Pour le moment, le marché de l’immobilier résidentiel semble traverser la crise sans trop d’accrocs. Ainsi, sur les deux premiers trimestres de l’année, les prix se sont affichés en hausse, de 1,9 % et 1,6 % selon l’analyse du groupe bancaire Edmond de Rothschild. Certes, c’est loin des niveaux annuels de 2019 (+3,9 %) et 2018 (+3,2 %), mais les premiers retours du troisième trimestre laissent entrevoir une dynamique toujours positive. Cela est d’ailleurs confirmé par les chiffres de la Banque de France sur le crédit immobilier. Au mois d’octobre, le crédit à l’habitat s’est inscrit en hausse de 5,5 %, après une croissance de 5,4 % en septembre et de 5,3 % en août.

Il semblerait donc que la brusque rupture du confinement, qui avait vu le crédit à l’habitat se rétracter de 41,9 %, soit bien loin et que l’immobilier résidentiel trace sa route. Mais les économistes d’Edmond de Rothschild se veulent plus prudents : "il est souvent constaté un délai compris entre 3 et 12 mois avant qu’un choc économique soit transmis au marché immobilier", ce qui expliquerait donc l’écart apparent entre une situation économique dépressive et des prix en hausse. D’autant plus que "la recherche académique démontre que l’offre de biens résidentiels est plus lente à adapter son prix de réserve que la demande".

Surtout, les mesures de soutien à l’économie mises en place pour réduire les conséquences de la crise économique soutiennent les prix. La politique budgétaire de l’État ainsi que les PGE ont largement contenu les conséquences sur l’emploi et le maintien du pouvoir d’achat ; aussi "les décisions d’achats immobiliers n’auraient pour l’heure pas été revues". La politique monétaire accommodante accroît la liquidité et maintient des taux faibles, soutenant la demande de biens immobiliers. La Banque de France de rappeler que la production de crédit à l’habitat a été soutenue par une nouvelle baisse des taux à 1,29 % en octobre. Enfin, la baisse importante des volumes de construction durant le premier confinement (631,2 % au deuxième trimestre en France) participe à un soutien des prix au troisième trimestre par un effet de rattrapage de ces constructions.

Dès lors, c’est dans un temps à un peu plus long qu’il faut anticiper une baisse des prix. "De manière générale, nous nous attendons toujours à ce que la progression des prix ralentisse dans tous les pays, jusqu’à se contracter légèrement dans certains d’entre eux, pour atteindre un point bas entre le premier trimestre 2021 et fin 2021, avant de pouvoir commencer à se rétablir", analyse l'établissement.

C’est pourquoi, dans l’Hexagone, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a vu ses recommandations être mises en place dès le début de l’année, centrées autour d’un taux d’effort qui ne doit pas excéder 1/3 et des prêts devant être remboursés en 25 ans maximum. " Dans l’ensemble, le marché résidentiel français pourrait voir ses prix se corriger légèrement au cours des prochains trimestres, entre 0.0 % et 4.0 % " estime Edmond de Rothschild.

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