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Aéronautique / Airbus
Le gouvernement vient en aide aux fournisseurs de la filière aéronautique
Secteur de pointe pour la France, l’aéronautique est particulièrement touchée par les mesures prises par les États pour couper court à la propagation de la pandémie. La chute drastique du trafic de voyageurs a eu l’effet domino attendu : la baisse du nombre de vols, entraînant un ralentissement des cadences de fabrication d’appareils, a provoqué une baisse des commandes aux fournisseurs des équipementiers de rang 1. Afin de venir en aide aux PME et ETI, sous-traitantes du groupe Airbus pour la majorité et qui ne parviennent pas à écouler leurs stocks, Bercy a signé un arrêté le 17 septembre 2020, divulgué la semaine dernière. "La filière aéronautique est confrontée à un défi historique. L’État est totalement mobilisé dans cette bataille qui se joue au niveau des PME et des ETI fournisseurs et sous-traitants de la filière", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance. L’objectif est de mettre à la disposition des fournisseurs des capacités de financement qui leur permettent de tenir malgré leurs surstocks.
Le nouveau plan du gouvernement dénommé PGE "Aéro" fortifie le plan de relance aéronautique de 8 milliards d’euros, mis en place le 9 juin dernier, en étendant le soutien apporté à l’ensemble de la filière. Le dispositif actuel, par une adaptation du plafond du PGE, "permet à des plateformes dédiées d’acquérir les surstocks de matières ou de pièces détenues par les entreprises de la filière aéronautique, et de réduire ainsi leur endettement", comme l’explique le communiqué de Bercy. Autrement dit, un mécanisme permet le rachat auprès des fournisseurs de leurs surstocks, puis leur revente, avec une marge, à mesure de leurs besoins en approvisionnement. Le dispositif offre également la possibilité aux entreprises qui ne souhaitent pas se défaire de leurs stocks, de s’endetter davantage en augmentant le plafond du PGE à 25 % de leur chiffre d’affaires additionné au double de la moyenne des stocks sur les deux derniers exercices. Ce mode de soutien fonctionne dès à présent puisqu’un premier accord de financement a déjà été signé par les banques LCL, Société Générale, et Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de Toulouse. Ces banques françaises ont d’ores et déjà la possibilité de financer l’acquisition de 50 millions d’euros de stocks des fournisseurs et sous-traitants de la filière aéronautique, via une plateforme professionnelle reconnue, située à Toulouse.
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