Macro-économie / Taux / AMF / Robert Ophèle / actions 2021
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AMF / Robert Ophèle / actions 2021
L’AMF se bat pour la compétitivité du bloc des 27
Robert Ophèle, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), dévoile ses résolutions pour l’année 2021. Afin d’aider les entreprises cotées les plus endettées à survivre à la crise sanitaire qui s’est transformée en crise économique, l’AMF annonce son intention de "faciliter le financement des entreprises par les marchés". L’autorité évoque à ce sujet le "Recovery prospectus" européen qui permet aux émetteurs d’opérer exceptionnellement plus facilement leurs levées de fonds propres sur les marchés. Parallèlement, le gendarme de la Bourse compte faciliter l’accès au marché de capitaux de l’ensemble de l’Union européenne pour les Petites et moyennes entreprises (PME).
À l’échelle de l’Union européenne, le régulateur souhaite également une plus grande unité des marchés financiers. Les réformes des textes réglementaires (MIFID, EMIR, AIFM) devraient contribuer à "l’union des marchés des capitaux". L’AMF a notamment l’intention de renforcer la supervision transfrontalière en améliorant les liens entre autorités de supervision des différents États, et de réduire la fragmentation réglementaire pour simplifier le système. Ces réformes ont aussi pour objectif de palier les fragilités de la régulation financière que le contexte a fait apparaître ; l'AMF qualifie la crise de "catalyseur de risques".
La compétitivité du bloc des 27 est également affichée comme une priorité. L'autorité estime que le marché financier britannique représente une menace car il pourrait bénéficier de son isolement pour développer davantage d’agilité réglementaire que l’Union européenne. Même si sur le plan opérationnel, les conséquences du Brexit sont déjà visibles, comme la relocalisation de certaines activités, la fin de la période de transition n’en est pas moins une rupture selon l'AMF. Le régulateur a l’intention d’être particulièrement vigilant aux futurs choix réglementaires du Royaume Uni ; à cet effet, il affirme qu’"un dialogue régulier avec la" Place boursière de Paris sera entretenu. Il compte œuvrer pour que le cadre réglementaire européen empêche que des situations de déséquilibres concurrentiels se créent à la suite du Brexit.
En troisième place de ses objectifs pour cette année figure la transition vers la finance durable. Cela passera principalement par un durcissement des exigences envers les entreprises : demande de plus grande transparence aux investisseurs et société de gestion, prise en compte du risque climat et des critères ESG par les investisseurs.
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