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Le secteur bancaire est responsable de la baisse des dividendes dans le monde

Macro-économie / Taux / secteur bancaire / dividendes / BCE

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Les dividendes ont plutôt bien résisté face au virus

La chute des versements de dividendes en 2020 est en grande partie liée aux pressions exercées sur les banques, les incitants à ne rien verser à leurs actionnaires. L’autorité la plus sévère a été la Banque centrale européenne.
Banque d’Angleterre (BoE) - Londres
Banque d’Angleterre (BoE) - Londres

La diminution du montant des dividendes au niveau mondial en 2020 s'est établie à 12,2 % et la majorité de cette baisse est attribuable au Vieux Continent, rapporte la société de gestion d’actifs londonienne Janus Henderson dans son enquête dévoilée hier. À eux seuls, l'Union européenne et le Royaume-Uni représentent plus de la moitié de la réduction mondiale des paiements, les dividendes versés dans cette zone ayant atteint un plus bas depuis le début de l’enquête en 2009. La France figure parmi les états les moins performants. Avec l'Espagne, elle appartient aux pays ayant connu le plus grand nombre d’annulations de versements : 71 % des entreprises sont concernées. Les dividendes dans l'Hexagone sont par conséquent en repli de 44 %, soit une baisse de 25 milliards d’euros. Un constat qui contraste avec les versements aux actionnaires en Amérique du Nord (+2,6 %), où ils ont atteint un niveau record de 546 milliards de dollars. La Chine, Hong Kong et la Suisse ont aussi connu de bonnes performances.

Le secteur bancaire est responsable de cette réduction des dividendes beaucoup plus marquée dans la zone Euro. Les banques de cette région ont subi une interdiction pendant un temps - par la Banque centrale européenne - de toute distribution de dividendes. Si bien qu’un tiers des réductions mondiales sont le fait des établissements bancaires, responsables d'une baisse de 70 milliards de dollars ; mais cela "ne signifie pas que les banques n'avaient ni la volonté ni la capacité de payer" précise le rapport. Les autorités réglementaires ont eu une conduite similaire en Australie, tandis qu'elles ont fait preuve de souplesse en Amérique du Nord.

 

Bilan et perspectives

 

Malgré cela, les dividendes ont moins diminué que prévu en 2020, à 1 255 milliards de dollars : deux tiers des entreprises dans le monde sont parvenus à les maintenir, indique le rapport. "[L’]incidence [de la pandémie] a été, à l'échelle internationale, moins sévère que suite à la crise financière mondiale (de 2008)". Si la baisse finale est inférieure aux prévisions, c’est grâce au rattrapage observé au dernier trimestre de l’année écoulée, soit un rétablissement intégral ou partiel des dividendes par certaines sociétés, conduisant à une baisse de seulement 9,4 % sur cette période.

Concernant l’année 2021, les dividendes devraient repartir au mois d’avril selon l’enquêteur, et pourraient augmenter de 5 % en un an pour atteindre un total de 1 320 milliards d’euros. Il s'agit là du scenario le plus optimiste qui part du principe que la diminution des paiements ne durera pas au-delà du premier trimestre. Dans le cas inverse, les dividendes pourraient baisser de 2 %.

 

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