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Entreprises / Actions / Elis / Bourse / sbf 120

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Elis / Bourse / sbf 120

La Bourse de Paris est sans pitié pour Elis

L'appréciation des investisseurs - tournés vers l'avenir - qui a fait chuter le cours en Bourse de la société du SBF 120, ne rend pas hommage à la bonne tenue de l'activité du fournisseur de service de nettoyage au cœur d'une pandémie criminelle pour le secteur.
Elis
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Le fournisseur de services pour la restauration et l’hôtellerie, spécialisé dans la location-entretien d’articles textiles et d’hygiène, a perdu près de 9 % à l’ouverture de la Place de Paris ce matin, alors même que les résultats de la société de nettoyage sont conformes - si ce n'est supérieurs - aux attentes des analystes.

L'élément chiffré qui illustre le mieux la santé de la société au cours du dernier exercice en dépit de la pandémie est son niveau de trésorerie : le groupe est parvenu à générer 217 millions d’euros de liquidité, en progression de 24,5 % par rapport à 2019, bien au-dessus du consensus des analystes (189 millions). Et ce, grâce à ses économies de coûts : ajustement des effectifs, optimisation des capacités de production, fermeture temporaire ou quasi-totale d’une centaine d’usines etc.

Tout en coupant dans ses dépenses, la société est parvenue à maintenir un bon niveau d'activité, en témoigne son chiffre d’affaires de 2,81 milliards d’euros, en recul de 13,3 % à périmètre et taux de change constants. Un repli que le groupe doit principalement à ses marchés traditionnels, la France et le reste de l’Europe où les métiers de la restauration et de l’hôtellerie ont été fortement ralentis sinon à l'arrêt, ce qui s'est répercuté sur leurs fournisseurs de services.

La différence de progression entre son niveau d'activité en données publiées (-14,5 %) et organiques s'explique par les choix stratégiques d'Elis en 2020 de consolidation de plusieurs de ses positions dans des pays où il était déjà implanté. La plus importante des cinq acquisitions opérées concerne l'Irlande : le groupe, déjà numéro un du pays, a racheté au mois de juillet 2020 son premier concurrent, Kings Laundry qui avait généré 35 millions d'euros de chiffre d'affaires au titre de l'exercice 2019.

Mais le maintien de la suspension des dividendes, et les perspectives prudentes annoncées dans leur communiqué expliquent la déception manifeste des investisseurs, comme cela avait été le cas une semaine auparavant lors de la publication de ses résultats par Edenred, fournisseur de services de paiements aux entreprises. Elis s’attend cette année à une progression de son chiffre d’affaires à périmètre et taux de change constants de 3 %, compte tenu de la faible performance de son activité ce premier trimestre, dont le repli est estimé à 15 %. Le bureau d’analystes Oddo BHF visait pourtant une hausse de 9,9 %, et le consensus une progression annuelle de 7,5 %, si bien que la déception est grande.

"Le début de l'année n'est pas facile, certains pays ont renforcé les mesures restrictives pour lutter contre le nouveau virus" a invoqué le président et directeur général du groupe, Xavier Martiré, en conférence de presse aux analystes ce matin, pour justifier ce repli attendu de l’activité. D'autant que le second trimestre en comparaison à celui de l’année précédente - particulièrement mauvais - devrait avoir un effet compensatoire : le groupe estime que son niveau d’activité au premier semestre sera finalement similaire à celui de l’année 2020.

Sa croissance annuelle dépendra donc du rebond de l'économie au second semestre. "Des incertitudes subsistent pour le second semestre, personne ne connaît le rythme de la reprise. […] À ce stade, il est dangereux de donner au marché de grandes attentes, aussi sommes-nous restés prudents" a précisé Xavier Martiré. Le titre s’est finalement progressivement redressé au cours de la matinée, limitant ainsi son repli à environ 3 %, stabilisé autour de 14,50 euros.

"Elis est très bien placé pour bénéficier d'un rebondissement, prêt pour le meilleur", a précisé le dirigeant. Il a par ailleurs insisté sur la mainmise du fournisseur de services sur la gestion de ses coûts ne dépendant pas de facteurs externes au groupe, ce qui explique sa prévision de croissance concernant à la fois sa marge d’Ebitda et son Free cash flow, déjà particulièrement élevé fin 2020.

 

 

 

 

 

 

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