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Macro-économie / Taux
Bruno Le Maire / fonds de solidarité
Bruno Le Maire prolonge le "quoi qu’il en coûte"
"Le maître-mot c’est l’accompagnement", a déclaré, ce matin, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances, et de la Relance. C’est une phase délicate qui s’amorce pour le gouvernement. La France n’est pas encore tirée d’affaire de la crise pandémique mais son économie va rebondir d’ici peu sous l’effet du desserrement progressif des mesures de restriction. Le soutien à l’économie doit donc faire l’objet d’une attention certaine, car tout durcissement prématuré de la politique budgétaire pourrait endommager la reprise.
C’est probablement avec ce péril à l’esprit que Bruno Le Maire a annoncé que, "nous garderons l'intégralité du fonds de solidarité pour le mois de mai. Il n'y aura pas de changement, même s'il y a des ouvertures partielles pour le 19 mai. Nous aurions pu supprimer en partie le fonds de solidarité. Nous le gardons intégralement". Et ce n’est pas tout. Rappelons que le fonds de solidarité était jusqu'à présent destiné aux entreprises perdant au moins 50 % de leur chiffre d'affaires à cause des fermetures imposées par la puissance publique. Or avec la réouverture graduelle de l’économie, certains secteurs vont connaître une amélioration de leur activité et donc ne plus remplir les critères nécessaires pour pouvoir profiter du fonds de solidarité.
C’est pourquoi, Bruno Le Maire a annoncé qu’à partir de juin et pour trois mois, les commerces partiellement ouverts y auront accès quelle que soit leur perte de chiffre d'affaires. Plus précisément, à partir du mois de juin, le montant des indemnisations sera défini avec les professionnels des secteurs concernés, une réunion étant prévue aujourd’hui, et ces aides seront dégressives jusqu’à fin août. Puis, pour la fin du mois d'août : "Avec tous les professionnels, nous verrons s'il y a encore besoin des aides complémentaires", a prévenu Bruno Le Maire.
Au côté des Prêts garantis par l’État et du dispositif de chômage partiel, le fonds de solidarité est l’un des piliers du soutien à l’économie française dans cette crise. Il a coûté plus de 16 milliards d’euros à l'État en 2020.
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