WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
France dette déficit

Macro-économie / Taux / France / Budget / Dette

Macro-économie / Taux
France / Budget / Dette

Dès le 26 juillet, la France vivra au-dessus de ses moyens

En théorie, à partir de cette date, l’État doit notamment recourir à l’emprunt afin d’être en mesure de mener à bien ses missions tout au long de l’année 2021…
Emmanuel Macron
Emmanuel Macron

La date fatidique arrive 12 jours plus tôt qu’en 2020 et, crise pandémique oblige, 72 jours plus tôt qu’en 2019. Au regard des dépenses qu’il a prévues en 2021, l’État serait théoriquement dans l’incapacité de remplir ses missions à partir du 26 juillet s’il mobilisait, pour ce faire, ses seules recettes fiscales.

Si cette année le déficit budgétaire de l’État va s’élever à 219,5 milliards d’euros, le besoin de financement total s’établit, lui, à 337,7 milliards d’euros, nous apprend le projet de loi de finances rectificative ; la différence représente la dette de l'Etat arrivant à échéance cette année qu’il faudra rembourser en réempruntant. Dans le détail, un peu moins de 20 % de ce besoin de financement sera couvert à l’aide des propres ressources de l’État (variation des disponibilités du Trésor à la Banque de France et placements de trésorerie de l’État) et ce sont les émissions à court, moyen et long termes sur les marchés obligataires effectuées par l'Agence France Trésor qui permettront de dénicher les 279,5 milliards d’euros restants.

Pour assurer son train de vie, l’État devrait pouvoir s’appuyer, entre autres, sur les épargnants japonais, allemands ou encore chinois - les trois plus gros pays créditeurs de la planète. Reste qu’en 2021, ce sont - à nouveau - les investisseurs résidents qui pourraient principalement venir au secours de la puissance publique (la part de la dette émise par l’État détenue par les non-résidents a baissé de 3,5 points de pourcentage en 2020 pour atteindre 50,1 %) en raison de l’action de la Banque de France ; elle va poursuivre ses acquisitions massives de dette publique française sur le marché obligataire secondaire dans le cadre de la politique monétaire menée par la Banque centrale européenne. D’après nos estimations, l’institution de la rue Croix-des-Petits-Champs a acheté l’équivalent d’environ 60 % des émissions nettes de dette de l’État l’année dernière.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article