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Macro-économie / Taux / BCE / achats d'actifs

Macro-économie / Taux
BCE / achats d'actifs

Des achats records pour la BCE

Dans le cadre de son programme d’achat d’urgence pandémique, l’institution de Francfort n’avait jamais acquis autant d’actifs sur une période de deux mois, depuis l’été dernier.
Christine Lagarde
Christine Lagarde

Les mots de Christine Lagarde n’étaient pas des paroles en l’air. En mars dernier, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) avait prévenu que l’Eurosystème (BCE et banques centrales nationales) allait conduire des achats à un rythme "significativement supérieur" aux premiers mois de 2021 au titre de son programme d’achat d’urgence pandémique (PEPP) pour contenir le durcissement des conditions financières lié à l'évolution de la situation économique outre-Atlantique.

C’est chose faite. Au total, l’Eurosystème a donc acquis pour 160,8 milliards d’euros d’obligations sur avril et mai (20 % de plus que sur les deux mois précédents), un montant inédit depuis l’été dernier au sortir de la première vague pandémique (juin et juillet). Si la quantité d’actifs achetée a évolué, l’allocation, elle, s’inscrit dans la lignée des derniers mois. En effet, les achats nets de titres d’entreprise se sont avérés négatifs. Concrètement, les billets de trésorerie que la BCE détient dans son bilan ont été plus nombreux à arriver à échéance que ses achats de titres d’entreprise de maturité plus longue.

En revanche, du côté des obligations publiques, l’institut d’émission a fait feu de tout bois, puisqu’elle en a acheté pour une valeur de 165 milliards d’euros et les écarts des achats menés par rapport à la clé de répartition sont très faibles (la part au capital de la BCE de chaque banque centrale nationale) ; elle a acheté pour 40,62 milliards d’euros d’obligations souveraines allemandes, 31,44 milliards d’euros d'obligations publiques françaises, 20,509 milliards d’euros d’obligations italiennes ou encore 3,74 milliards d’euros d’obligations publiques grecques.

Rappelons que la Banque centrale achète également des obligations supranationales (elles représentent 10 % de ses achats de titres souverains). Or, les émissions obligataires réalisées par la Commission européenne dans le cadre du plan de relance européen de 750 milliards d’euros vont démarrer sous peu. Il sera intéressant de constater si l'Eurosystème va prendre cela en compte dans la conduite de ses futurs achats sur le marché secondaire.

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