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Macro-économie / Taux / Standard & Poor's / système bancaire / Banques

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Standard & Poor's / système bancaire / Banques

Les banques de l'Hexagone sous de meilleurs auspices

Soutenu par les mesures de relance budgétaires et monétaires, le tissu bancaire français a résisté à la crise. En témoigne l'amélioration des perspectives de notation de près de la moitié des banques françaises évaluées par Standard & Poor's.
Paris - France - Tour Eiffel
Paris - France - Tour Eiffel

L’agence de notation Standard & Poor's (S&P) annonce revoir à la hausse son appréciation de la qualité de crédit des banques de l'Hexagone. Sur les treize institutions bancaires nationales évaluées par la société américaine, les perspectives de six d'entre elles sont rehaussées au rang de "stable" au lieu de "négative". Seules deux banques font exception : Socram Banque et Carrefour Banque dont les perspectives "négatives" sont maintenues, leur plan de restructuration n’ayant pas encore porté de fruits selon les analystes. Le soutien sans précédent de l'État et les mesures de relance monétaires de la Banque centrale européenne ont donc dans l'ensemble profité au tissu bancaire selon les analystes de S&P, ainsi que le climat de confiance lié au progrès de la vaccination.

Les experts anticipent une amélioration des bénéfices bancaires en 2021 par rapport à 2020. Ils prévoient ainsi une augmentation des revenus liée aux commissions et une réduction des pertes de crédit. Tout cela dans un contexte de rebond de l’activité économique : le PIB connaîtra selon leurs estimations une hausse de 5,6 % en 2021 après une contraction de 8 % en 2020, revoyant à la baisse l’impact économique du Covid. En outre, si la suppression progressive des mesures de relance budgétaire se traduira par une augmentation de la part des actifs non performants, cela ne devrait pas affecter les banques qui sont couvertes contre ce type de risque. Enfin, les institutions bancaires françaises - en comparaison à leurs homologues européens - continueront de bénéficier de la forte concentration de leur marché puisque cinq banques "systémiques" (Crédit Agricole, Groupe Crédit Mutuel, BPCE, BNP Paribas et Société Générale) détiennent 80 % des actifs.

Cependant, si pour la plupart des banques évaluées, la note de solvabilité financière demeure inchangée, celle de BPCE et RCI Banque (le métier de financement du constructeur automobile Renault) a été abaissée d’un cran, passant respectivement de "A+" à "A" et de "BBB" à "BBB-". Pour la banque française issue de la fusion de Banque Populaire et Caisse d'Épargne, l’agence invoque sa faible rentabilité par rapport aux autres banques françaises à notation égale pour expliquer cet abaissement. 

D’autres menaces continuent par ailleurs de peser sur le système bancaire français. Les défis prépandémiques n'ont pas disparu et se sont au contraire confirmés juge la société de notation américaine. “Le secteur reste confronté à des défis permanents en matière de rentabilité et d'efficacité” dans un environnement marqué par une faiblesse prolongée des taux d'intérêt qui ne peut être entièrement porté par les épargnants. À cela s'ajoutent les défis structurels de rentabilité du métier de banque de détail depuis l'apparition des banques en lignes. Et les experts de souligner que c'est encore plus vrai pour la France où la fermeture d’agences a été plus lente que dans la plupart des pays européens.

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