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Commission européenne

Macro-économie / Taux / commission européenne / marchés obligataires

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Europe : quinze milliards d’euros de plus dans l’escarcelle

La deuxième émission obligataire de la Commission européenne visant à financer le plan de relance de 750 milliards d’euros fut un succès en ayant été sursouscrite plus de onze fois.
URSULA VON DER LEYEN - Présidente de la Commission européenne - Crédits : PHIL NOBLE / POOL / AFP
URSULA VON DER LEYEN - Présidente de la Commission européenne - Crédits : PHIL NOBLE / POOL / AFP

C’est encore un succès ! La deuxième émission obligataire de la Commission européenne réalisée dans le cadre du plan de relance de 750 milliards d’euros a permis de lever 15 milliards d’euros auprès des investisseurs internationaux - elle était parvenue à lever 20 milliards d'euros durant sa première émission. Crédit Agricole, Deutsche Bank, JP Morgan, UniCredit et Goldman Sachs ont agi en tant que banques co-chefs de file de cette opération, avec le soutien de BBVA et Erste Bank. Il y a eu l'émission d'une obligation de 9 milliards d'euros à 5 ans arrivant à échéance le 6 juillet 2026 au taux de -0,335 % et d'une obligation de 6 milliards d'euros à 30 ans arrivant à échéance le 6 juillet 2051 au taux de 0,732 %, soit respectivement 22 et 39,9 points de base de plus que les obligations souveraines allemandes de maturité comparable. Avec un montant d'offres supérieur à 170 milliards d'euros, l’opération a donc été sursouscrite plus de onze fois.

Tant sur l’obligation à 5 ans qu’à 30 ans, au moins un tiers de la demande fut représentée par les gestionnaires de fonds, tandis que les banques centrales et institutions officielles ont surtout répondu présentes sur l’obligation à 5 ans (30 % de la demande contre 15 % pour l’obligation à 30 ans). D’un point de vue géographique, la moitié de la demande à destination de l’obligation à échéance 2051 provient des investisseurs allemands et britanniques (48 %). Les investisseurs asiatiques, eux, ont plutôt boudé la tranche à 30 ans (1 % de la demande) relativement à la tranche à 5 ans (18 % de la demande).

Rappelons qu’en 2021, la Commission prévoit de lever quelque 80 milliards d'euros d'obligations à long terme, qui seront complétées par des titres de créance à court terme de l'Union européenne. Au total, d'ici la fin 2026, la Commission européenne escompte lever 800 milliards d'euros en prix courants (750 milliards d'euros en prix de 2018) sur les marchés obligataires.

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