Macro-économie / Taux / Zone euro / PMI / croissance
Macro-économie / Taux
Zone euro / PMI / croissance
Le troisième trimestre démarre sur les chapeaux de roues en zone euro
La zone euro connaît un début d’été rayonnant. En effet, la croissance de l'activité économique privée des Dix-neuf a atteint en juillet son rythme le plus élevé depuis vingt-et-un ans, selon les résultats préliminaires des enquêtes menées par le cabinet IHS Markit auprès des directeurs d’achats (PMI). L’indice (PMI) composite qui regroupe les performances du secteur manufacturier et des services s’est établi à 60,6 points contre 59,5 en juin quand les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse moins forte, à 60.
"La zone euro bénéficie d'une impulsion cet été (..) Le secteur des services en particulier profite de la liberté offerte par l'assouplissement des mesures de confinement et de la vaccination, notamment en ce qui concerne l'hôtellerie, les voyages et le tourisme", explique Chris Williamson, économiste en chef d'IHS Markit. De fait, dans les services, l'indice PMI a atteint 60,4, son plus haut niveau depuis juin 2006, contre 58,3 en juin, dépassant ainsi le consensus, à 59,5. De son côté, l'expansion de l'activité manufacturière a légèrement ralenti à 62,6 contre 63,4 en juin, son rythme le plus faible depuis quatre mois. L’activité du secteur a en effet été pénalisée par les pénuries d’intrants, notamment en Allemagne. Concrètement, les délais de livraison des fournisseurs se sont allongés ce mois-ci, le taux de détérioration de la performance des fournisseurs ayant à nouveau enregistré l’un de ses plus hauts niveaux historiques, ce faisant, les prix des intrants ont enregistré une hausse inédite dans l’industrie manufacturière.
Et le variant delta d'inquiéter les entreprises européennes. Leur confiance quant à leur volume d’activité futur s’est en effet repliée par rapport à son taux record de juin pour afficher son plus faible niveau depuis février. Si l’optimisme a diminué dans les deux secteurs étudiés ainsi que dans l’ensemble des pays couverts par l’enquête, c’est dans le secteur des services et en France que le recul a été le plus marqué. Chris Williamson avance que, "de nouvelles vagues de cas de par le monde pourraient également donner lieu à de nouvelles perturbations des chaînes d’approvisionnement, et donc à des tensions inflationnistes encore plus marquées".
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

