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LVMH : un heureux retour sur investissement
Au premier semestre de cette année, les ventes du leader mondial des produits de prestige ont atteint 28,7 milliards d'euros, soit un bond de 53 % en glissement annuel (à périmètre et taux de change constants) et une hausse de 11 % par rapport au niveau prépandémique, en 2019 !
Cette performance exceptionnelle est principalement le fait de son "activité-phare", Mode et Maroquinerie (Louis Vuitton, Dior, Fendi, Loewe et Céline), dont les ventes sont en hausse de 38 % par rapport à 2019 (et de 81 % en glissement annuel), raflant des parts de marché et bénéficiant de sa haute rentabilité.
Les vins et spiritueux (Hennessy) ont aussi été de gros pourvoyeurs de profit. Leurs ventes sont en hausse de 12 % sur deux ans (2,7 milliards d'euros) grâce à la demande soutenue aux États-Unis et au rebond de la Chine. Car heureuse surprise : dans l'impossibilité de voyager les clients chinois se sont en grande partie rabattus sur les magasins locaux.
Si les conséquences de la pandémie sont encore visibles sur les ventes des parfums et cosmétiques, là aussi, le groupe a déjà rattrapé une partie de son retard puisque l'écart par rapport à 2019 n'est plus que de 3 %.
Si bien que le résultat opérationnel courant de LVMH atteint 7,6 milliards d'euros au premier semestre, une hausse de 44 % sur deux années. Outre la bonne marche des ventes, la diminution des dépenses marketing - dans un contexte de frein à la mobilité - explique aussi cette forte marge selon Jean-Jacques Guiony, son directeur financier qui a présenté les résultats du groupe lors de la conférence de presse hier soir, après bourse, où Bernard Arnault était absent. À noter que les résultats semestriels de ses homologues Kering et Hermès paraîtront respectivement ce mardi et vendredi matin.
Le juste salaire de ses investissements
"LVMH tire profit du maintien pendant la crise sanitaire d'une politique soutenue d'innovation d'investissement" comme le souligne dans le communiqué de presse son président-directeur général, Bernard Arnault.
On peut citer parmi les événements phares des six premiers mois de l'année le rachat inédit dans l'histoire du luxe du joaillier américain Tiffany finalisé en début d'année (16 milliards de dollars) et l'inauguration de La Samaritaine à Paris après des travaux extraordinaires (750 millions d'euros) qui ont duré plusieurs années. À cela s'ajoute une opération de moindre ampleur - mais qui a participé à la demande soutenue en vins et spiritueux -, la prise de participation de 50 % du capital de la Maison de champagne Armand de Brignac auprès du chanteur américain Jay-Z.
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