Entreprises / Actions / Kering / Atos / Capgemini / résultats semestriels
Entreprises / Actions
Kering / Atos / Capgemini / résultats semestriels
Kering, Atos, Capgemini : ce qu'il faut retenir des semestriels
Kering affiche des résultats très prometteurs
Le groupe français du secteur du luxe de François-Henri Pinault, Kering, annonce une forte croissance de son activité avec un chiffre d'affaires de 8,05 milliards d'euros en augmentation de 49,6 % en données publiées par rapport au premier semestre 2019. En effet, le marché du luxe a le vent en poupe malgré les restrictions, comme l'indique le rebond de la marge et du cash-flow de Kering. Avec un cash-flow libre opérationnel de 2,35 milliards d'euros en hausse de 316,2 %, il enregistre son niveau record, lui conférant une structure financière solide. Grâce à ces résultats, le groupe de François-Henri Pinault est en outre parvenu à réduire son endettement financier de 71 %, pour atteindre 619,2 millions d'euros.
Ces performances encourageantes ont été portées par toutes les maisons du groupe. Yves Saint Laurent et Bottega Venetta affichent une croissance respective de 58,2 % et de 45 % en comparable, même si la locomotive du groupe reste Gucci. En effet, la maison qui célèbre cette année le centième anniversaire de sa création, a, à elle seule, généré 4,48 milliards de revenus, en hausse de 50,3 % en comparable. "Nous intensifions le rythme de nos investissements dans nos Maisons et nos initiatives stratégiques" a par ailleurs affirmé François-Henri Pinault par voie de communiqué. Ainsi Kering entend continuer à investir pour soutenir le rayonnement de ses marques.
Atos annonce son repositionnement stratégique
La société de services informatiques Atos a annoncé mardi son repositionnement stratégique autour de quatre activités, après avoir enregistré des résultats en baisse au premier semestre. L'expert en transformation numérique a fait état d'une baisse de son chiffre d'affaires de 1,9 % et annonce une perte nette de 129 millions d'euros au premier semestre 2021 contre un bénéfice de 329 millions d'euros au premier semestre 2020 ; une alerte qui souligne le besoin qu'Atos a de se transformer. Le chiffre d'affaires s'est néanmoins stabilisé au deuxième trimestre. Le groupe a finalement revu son objectif de croissance de son chiffre d'affaires pour 2021 à stable (contre 3,5 à 4 % précédemment).
Repositionnement stratégique autour de quatre activités
À l’issue de la revue stratégique du portefeuille d'actifs lancée en avril dernier, "nous avons décidé d'accélérer notre transformation et de concentrer fortement les ressources du groupe autour sur nos segments d'activité clés : digital, cloud, sécurité et décarbonation", a indiqué Elie Girard, le directeur général de l'entreprise, cité dans un communiqué. "Cette profonde et rapide transformation" passera par une accélération des acquisitions ciblées mais aussi par d'importantes cessions d'actifs dans des domaines en perte de vitesse. Le groupe a ainsi décidé de rechercher des partenaires "pour un périmètre total représentant environ 20 % du chiffre d'affaires", a indiqué Elie Girard. Ces éventuelles cessions concernent les activités d'hébergement de centres de données et les prestations associées, les activités de télécommunications et les activités "sous-critiques".
L'entreprise accuse un sérieux retard, dans le secteur du cloud, sur ses concurrents qui ont su tirer parti de la migration numérique massive engendrée par l'épidémie de Covid-19. Atos a annoncé trois acquisitions afin de se renforcer dans l'informatique dématérialisée : Nimbix, une société américaine qui commercialise une plateforme de calcul haute performance (HPC) dans le cloud, Visual BI, un spécialiste de l'analyse des données et de la Business Intelligence (BI) et Ideal GRP, un intégrateur scandinave de logiciels de gestion du cycle de vie des produits.
Concernant ses perspectives pour 2021, Atos a confirmé ce qu'il avait communiqué au marché le 12 juillet. Le groupe table sur une stabilité de son chiffre d'affaires, à taux de change constant, sur un taux de marge opérationnelle d'environ 6 % et sur un flux de trésorerie disponible stable.
Capgemini rehausse ses objectifs pour l'année 2021
Plus de 8,7 milliards de chiffres d’affaires, 1,2 point de hausse sur la marge opérationnelle et 20 % de commandes en plus, Capgemini signe un très bon premier semestre malgré les séquelles laissées par la chute (-12,4 %) de leurs activités en 2020. Le marché est également de cet avis : le cours du titre passe de 170,80 euros à la clôture hier à 177,65 euros ce matin à 10 h 30 après la publication des résultats semestriels.
Déjà plus rapide que prévu au début de l’année, la croissance des ventes se défait totalement des stigmates de la pandémie au deuxième trimestre pour atteindre un chiffre d’affaires de 8,7 milliards d’euros sur le semestre. Le spécialiste du numérique se rapproche grandement de la sortie de crise. Après un recul de 3,2 % de son chiffre d’affaires en 2020 par rapport à l’année 2019, les ventes ont bondi de 14,9 % au premier semestre 2021.
Le résultat d’exploitation n’est pas non plus en reste puisqu’il est enregistré à 812 millions d’euros marquant une progression de 41 % en comparaison avec le premier semestre 2020. Cette performance se justifie en partie par l’augmentation de la rentabilité des activités. La marge opérationnelle a en effet grimpé de 1,2 point et s’élève à 12 % des revenus. Elle n’est plus très loin de la marge d’avant crise en 2019 située à 13,3 %.
Aiman Ezzat, directeur général, explique la bonne reprise de son groupe par "l’accélération structurelle des investissements technologiques de nos clients et la pertinence de nos orientations stratégiques, telles que présentées lors de notre Capital Markets Day 2021". En conséquence de quoi, la direction relève "significativement" ses ambitions pour 2021 en projetant une croissance (à taux de change constant) entre 12 % et 13 % ainsi qu’une marge opérationnelle dans une fourchette de 12,5 % et 13 %.
Pour tenir ces objectifs, le cabinet de conseil en services numériques peut compter sur un carnet de commandes gonflé de 20 % par rapport à l’année dernière ; ces nouvelles missions remportées ce semestre seront facturées autour de 9,1 milliards d’euros.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

