Professions financières / Natixis / BCPE / M&A / fusions-acquisitions / Tyndall / LBBW / boutique
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Natixis / BCPE / M&A / fusions-acquisitions / Tyndall / LBBW / boutique
Natixis étend son modèle en banque d’affaires
Natixis continue son petit bonhomme de chemin dans les fusions-acquisitions. La filiale de BPCE vient de nouer des partenariats avec deux acteurs afin d’étoffer son réseau international : le premier avec l’allemand LBBW, la banque publique du Land de Bade-Wurtemberg, le second avec la boutique de M&A chilienne Tyndall Group, dont l’activité couvre l’Amérique latine.
Natixis a signé des accords de coopération – elle n’entre pas au capital de ces acteurs. L’objectif des trois protagonistes est "d’obtenir des mandats communs de conseil en fusions-acquisitions et d’améliorer le soutien au développement commercial à l’international de leurs clients respectifs", indique l’établissement français. Par exemple, Natixis se mettra en contact avec LBBW (qui a déjà collaboré avec certaines équipes de Natixis par le passé) ou Tyndall si l’un de ses clients souhaite réaliser une transaction en Allemagne ou en Amérique latine. En revanche, ces accords ne sont pas exclusifs.
Par leur nature non capitalistique, ils dénotent de la stratégie de développement mise en place par Natixis ces dernières années, qui repose sur l’acquisition ou la prise de participation significative au capital de banques d’affaires ou de boutiques indépendantes. Natixis compte à ce jour un réseau de sept établissements en dehors de Natixis Corporate & Investment Banking (CIB), son équipe historique de M&A : elle a ainsi pris une participation majoritaire dans le français de Leonardo & Co (devenu Natixis Partners), l’espagnol 360 Corporate (devenu Natixis Partners Iberia), le britannique Fenchurch Advisory, dans PJ Solomon aux Etats-Unis (devenu Solomon Partners), Vermilion Partners en Chine et Azure Capital en Australie.
Si une acquisition de LBBW à terme est impossible étant donné la nature et la taille de cet établissement, on peut imaginer que si la collaboration s’avère fructueuse avec la boutique chilienne, Natixis souhaite aller plus loin et monter à son capital. D’autant plus que la banque française ne dispose que de bureaux de représentation en Amérique latine. L’accord actuel avec Tyndall lui permet dans un premier temps de se familiariser avec ce marché.
A la création de Natixis en 2006 (par la fusion entre Natexis du groupe Banque Populaire et d’Ixis de la Caisse d’Epargne) et pendant une dizaine d’années, le conseil en M&A n’était pas son point fort face aux Rothschild, Lazard, BNP Paribas, CA CIB et SG CIB, sans parler des grands acteurs américains. La filiale de BPCE – dont l’avantage concurrentiel se situait dans les financements – n’a pas souhaité de rattraper son retard en entrant en concurrence frontale avec eux. Elle a préféré dupliquer la stratégie qui a fait son succès en gestion d’actifs : la constitution d’un maillage d’équipes pour couvrir les différents marchés, en jouant sur leur autonomie.
Les chiffres annoncés par Natixis accréditent cette stratégie : son chiffre d’affaires en fusions-acquisitions est passé de 30 millions d’euros en 2014 à 210 millions en 2020. Ce montant devrait être dépassé cette année, étant donné que l’activité a atteint un niveau record à travers le monde.
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