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Omicron : les réactions des autorités glacent le secteur aérien
Le variant Omicron va-t-il doucher les espoirs de lent redressement du trafic aérien et, de ce fait, entraver l’économie de l’ensemble du secteur aéronautique ? Il est trop tôt pour répondre de manière tranchée, mais l’Association internationale du transport aérien (Iata) ne l’exclut pas. A l’occasion de la publication des chiffres mondiaux pour le mois d’octobre, l’association professionnelle a plus précisément fait part de sa crainte de sur-réaction des autorités à travers le monde.
"Les statistiques de trafic d’octobre confirment que les gens vont voyager lorsqu’on leur permettra de le faire. Malheureusement, les réactions gouvernementales à l’émergence du variant Omicron mettent en danger la connectivité mondiale qui a été si longue à rétablir", estime le directeur de l’Iata Willie Walsh. L’organisation est d’autant plus amère que "l’OMS prévient clairement que ‘les interdictions générales de voyager n’empêcheront pas la propagation internationale et elles feront peser un lourd fardeau sur les vies et les moyens de subsistance’. La logique des conseils de l’OMS était évidente dans les jours qui ont suivi l’identification du variant Omicron en Afrique du Sud, puisque sa présence a déjà été confirmée sur tous les continents", précise-t-il.
La reprise risque donc d’être abattue alors qu’elle redécolle à peine. Les marchés intérieurs ont ainsi affiché au mois d’octobre une baisse de 21,6% par rapport au mois d’octobre 2019 (exprimée en kilomètres-passagers payants), en légère amélioration par rapport au mois de septembre entre 2019 et 2021 (-24,2%). La tendance est similaire pour les déplacements internationaux (-65,5% contre -69%). Cette disparité est logique, les restrictions de déplacement internationales ayant été les plus tardives à être levées en 2021. En cumulé, le recul diminue de quasiment quatre points à 49,4%.
Par région, les transporteurs qui s’en sortent le mieux sont les transporteurs européens (dont la baisse passe de 56,5% à 50,6%), devant ceux d’Amérique latine (de 61,4% à 55,1%) et d’Amérique du Nord (de 61,4% à 57%). En revanche, l’Asie-Pacifique reste sinistrée (de 93,1% à 92,8%), pénalisée par le retour précoce de restrictions avant même l’apparition du variant.
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