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Groupe ADP / trafic aérien / Aéroports de Paris
ADP profite des vacances
Après deux ans de restrictions sanitaires aux frontières, l’heure des vacances a bien sonné pour les voyageurs. En juillet, le trafic total du groupe ADP (anciennement Aéroports de Paris) était en hausse de 11,9 millions de passagers par rapport au même mois l’année dernière, avec 29,7 millions de passagers accueillis sur l’ensemble de son réseau (une vingtaine d’aéroports dans le monde dont évidemment Paris-Orly, Paris-Charles de Gaulle et Le Bourget).
ADP n’a, certes, pas encore retrouvé son niveau de trafic d’avant crise sanitaire mais il s’en rapproche. Le nombre de passagers accueillis le mois dernier représente 83,7% du niveau de juillet 2019.
Depuis le début de l’année, le trafic du groupe est même en hausse de 116,8% par rapport à l’année dernière, à 147,9 millions de visiteurs, soit 74% du niveau de trafic sur les sept premiers mois de l’année 2019.
Destination soleil
Dans le détail, s’agissant des activités d’ADP en France avec Paris Aéroport : malgré des grèves de la part des employés à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle en début de mois, le trafic en juillet est en hausse de 4 millions de passagers avec 9,1 millions de personnes accueillis. C’est 86,3% du trafic de juillet 2019.
A noter que l’aéroport Paris-Orly a quasiment retrouvé son niveau de trafic d’avant crise avec un trafic à 99% le mois dernier (3,1 millions de passagers).
Et les voyageurs ont envie d’ailleurs : tous les faisceaux du trafic international de Paris Aéroport sont en hausse, et notamment pour les destinations vers l’Afrique qui ont gagné le mois dernier plus de 500 000 passagers et atteignent désormais une fréquentation à 99,6% de celle de juillet 2019. Le trafic vers les territoires d’Outre-Mer a quant lui explosé, ayant retrouvé 110,7% de son niveau sur la même période en 2019.
S’agissant des plateformes du groupe à l’international, l’aéroport d’Amman (Jordanie), détenu à 51% par ADP, a accueilli près d’un million de passagers (948 337 exactement) soit 98,8% de son niveau de trafic d’avant crise pandémique et même de 126,2% depuis le début de l’année sur un an (82,2% sur les sept premiers mois de 2019).
Celui de Santiago du Chili, dont ADP possède 45% du capital, a vu son trafic depuis le début de l’année dépasser de 153,4% celui d’il y a un an et de 70,2% celui de la même période en 2019.
Pas de crainte quant au conflit en Ukraine
A noter également que le conflit russo-ukrainien n’inquiète pas outre mesure le groupe ADP, le trafic avec les deux pays en guerre ne représentaient en 2019 que 1,4% du trafic total de Paris Aéroport, ainsi que 17,1% du trafic total de TAV Airports, le gestionnaire aéroportuaire turc dont le groupe français détient 46,12%. "A ce stade, bien que le trafic aérien entre d’une part la Russie et l’Ukraine, et d’autre part les plateformes aéroportuaires du groupe ADP en Turquie soit significativement impacté, le groupe n’anticipe pas, en l’absence d’évolution notable de la situation, que les conséquences du conflit soient de nature à remettre en question ses prévisions financières et ses hypothèses de trafic pour l’année 2022 ", a fait savoir l’entreprise dans un communiqué.
Rappelons que l’entreprise dirigée par Augustin de Romanet a d’ailleurs relevé ses prévisions financières pour 2022 après avoir renoué avec les bénéfices au cours du premier semestre, une première depuis 2019 (160 millions d’euros de résultat net pour le semestre clos en juin).
Elle prévoit désormais une marge de bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (EBITDA) comprise entre 32% et 37% du chiffre d’affaires en 2022 et 2023, contre une fourchette de 30% à 35% précédemment.
L’exploitant d’aéroports avait en outre relevé ses perspectives de trafic pour l’année, s’attendant à un trafic total compris entre 74% et 84% des niveaux de 2019 sur l’ensemble de son réseau et entre 72% et 82% dans les aéroports parisiens.
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