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Air France-KLM / trafic aérien / Compagnie aérienne

Air France-KLM commence à sortir la tête de l'eau

Au troisième trimestre 2021, la compagnie aérienne a doublé le nombre de ses passagers par rapport à l'été 2020 et a réussi à obtenir pour la première fois un résultat d'exploitation positif depuis le début du coronavirus. Cependant, le trafic aérien reste largement entravé par des destinations qui ne peuvent être desservies et la santé du groupe est affaiblie par un fort endettement.
Présentation des résultats d’Air France-KLM - Eric PIERMONT / AFP
Présentation des résultats d’Air France-KLM - Eric PIERMONT / AFP

Après l'orage, l'accalmie. Pour la première fois depuis le début de la crise du Covid-19, Air France-KLM enregistre un résultat d’exploitation positif de 132 millions d’euros au troisième trimestre 2021, soit 1,178 milliard d’euros de plus que lors de la même période l’an passé. Le chiffre d’affaires s’élève à 4,567 milliards d’euros, soit une augmentation en valeur absolue de 2,043 milliards d’euros. L’Ebitda (revenu avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) s’établit à 796 millions d’euros, en hausse de 1,238 milliard. Le cash-flow libre d’exploitation est positif à 278 millions d’euros. D’après Steven Zaat, le directeur financier de la compagnie aérienne, le groupe “n’a pas de problème de liquidité”.

Le résultat net reste négatif pour atteindre -192 millions d’euros. Mais ce résultat est une bonne performance au regard des chiffres de l’année dernière. Enfin, les comptes se sont allégés de 2,9 milliards d’euros de dette. Elles sont tombées à 8,1 milliards d’euros. Par ailleurs, l’entreprise, qui avait profité du prêt garanti par l’État (PGE) pour emprunter 4 milliards d’euros aux banquiers, a annoncé pouvoir rembourser 500 millions “dans les prochaines semaines”. Normalement, les PGE devraient être remboursés à horizon 2023. Cependant, le groupe, qui a “le soutien des banques”, est parvenu à un accord avec ces dernières pour échelonner le remboursement du prêt jusqu'à 2025. En effet, il remboursera 800 millions d’euros en 2023, puis 1,3 milliard d’euros en 2024 et autant en 2025.

Cette amélioration des chiffres est due à “une belle saison estivale” et à la bonne performance de Transavia, la filiale low cost du groupe qui a su séduire les passagers par des destinations ensoleillées du Vieux continent comme l’Espagne, le Portugal et la Grèce. L'accès à ces pays a été facilité par la mise en place d’un certificat sanitaire européen. En tout, le nombre de passagers a bondi de 111 % sur un an au troisième trimestre. D’ailleurs, cette embellie des comptes est le fruit d’une anticipation de la part d'Air France-KLM concernant la reprise, en proposant une offre plus importante par rapport à ses concurrents. Ainsi, au troisième trimestre, l’offre était revenue à 66 % du niveau de 2019. La compagnie prévoit d’atteindre 75 % au quatrième trimestre. Le réseau africain, européen et les vols domestiques ont également tiré la croissance à la hausse.

Cependant, les 16,94 millions de passagers de cet été, bien qu’ils aient doublé en nombre par rapport au troisième trimestre de 2020, ne représentent que 58,21 % de ceux de l’été 2019. Par ailleurs, de nombreux vols long-courrier sont en suspens, notamment vers l’Asie.

D’après Richard Palmer, directeur général du groupe, “le troisième trimestre a été meilleur qu’attendu, le quatrième a l’air prometteur”. En effet, les États-Unis ouvriront leurs frontières aux étrangers à partir du 8 novembre 2021. De ce fait, beaucoup de réservations ont déjà été enregistrées pour le mois de novembre et les vacances de Noël vers cette destination, qui constitue à elle seule 40 % du chiffre d'affaires de la compagnie en vol long-courrier.

Malgré cet embellissement, le groupe aura besoin d’un nouveau renforcement de sa structure financière, vu son endettement. En avril, il avait déjà été recapitalisé à hauteur de 3 milliards d’euros avec l’aide de l’État français qui a doublé sa participation à 28,6 %. En mai, les actionnaires ont donné leur accord pour de nouvelles émissions d’actions à hauteur d’un montant correspondant à 300 % du capital actuel. Steven Zaat attend “le bon moment” pour lancer cette opération. De plus, il semble acquis que le prêt consenti par l’État néerlandais à KLM sera lui aussi transformé en quasi-fonds propres.

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