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Enfin une reprise du trafic pour le transport aérien
Alors que la crise sanitaire avait bouleversé le transport aérien international, la reprise s’accélère pour le secteur. Selon l’Association du transport aérien international (IATA), les revenus de l’industrie se sont grandement améliorés puisque les prévisions pour cette fin d’année projettent 782 milliards de dollars de revenus, soit une hausse de 54,5 % par rapport à 2021.
Deuxième victoire pour le secteur, les pertes devraient s’établir pour cette fin d’année à 9,7 milliards de dollars, pour une marge de perte nette de -1,2 %. Une prévision désormais en deçà des précédentes estimations faites en octobre 2021 (qui annonçaient une perte de 11,6 milliards) et des pertes bien inférieures à celles des années précédentes. Avec 137,7 milliards de dollars (marge nette de -36,0 %) en 2020 et de 42,1 milliards de dollars (marge nette de -8,3 %) en 2021, ces années avaient été de véritables gouffres financiers pour le secteur.
En Europe, la perte nette à fin 2022 est estimé à 3,9 milliards de dollars contre 11,9 milliards en 2021. La demande y progresse peu à peu et devrait atteindre d'ici la fin d'année 82,7 % de ses niveaux d’avant la crise. Une demande croissante liée en grande partie à la levée des restrictions sanitaires, un faible taux de chômage dans de nombreux pays, une augmentation de l’épargne personnelle ou encore la répercussion de la demande refoulée pendant le Covid.
Impact de la guerre en Ukraine ?
Si les prévisions sont optimistes pour l’industrie aérienne, cette dernière devra toutefois maîtriser un enjeu de taille : la maîtrise des coûts. "C’est le temps de l’optimisme, même s’il reste des défis à relever sur le plan des coûts, en particulier du carburant, et des restrictions persistantes dans quelques marchés clés", explique Willie Walsh, directeur général de l’IATA.
Cette année, les dépenses totales devraient atteindre 796 milliards de dollars, soit 44% de plus que les dépenses de l’année dernière. Une augmentation due en grande partie au conflit russo-ukrainien, responsable de l’inflation mondiale et de la paralysie des fournisseurs.
Le carburant, principal responsable de cette hausse exponentielle des coûts est le plus important pour l’industrie. Il devrait représenter à lui seul une dépense de 192 milliards de dollars à fin 2022, soit presque un quart des dépenses totales (24 %) contre 19 % en 2021, une accélération des prix directement liée à l’inflation.
Cependant, l’IATA se veut optimiste. Pour elle, l'inflation devrait diminuer au cours de 2023 et "la rentabilité à l’échelle du secteur en 2023 semble à portée de main".
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